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Raffinerie Feyzin : plus aucun produit ne sort

Depuis vendredi, les installations de la raffinerie Feyzin sont en train d’être arrêtées. L’arrêt total est prévu pour ce lundi soir et désormais plus aucun produit n’en sort. Les files dans les stations service s’allongent, pourtant selon les salariés et les syndicats, la pénurie est encore loin.

Grève raffinerie Feyzin

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Les salariés de la raffinerie Feyzin sont mobilisés contre la loi Travail.

Devant la raffinerie Total de Feyzin, quelques drapeaux de la CGT et FO flottent ce lundi. Une dizaine d’employés en grève, contre la loi Travail, sont présents au pied des bâtiments. L’arrêt des installations a commencé vendredi et devrait être effectif dans la soirée. Un arrêt total nécessite plusieurs jours, le temps de "sécuriser le lieu", explique Jacques Lacaille, représentant de la Fédération nationale des industries chimiques (FNIC) dans le Rhône. Mais le plus long sera bien de redémarrer les machines : un processus qui devrait prendre près d’une semaine, mais qui n’est pas encore au programme pour les grévistes. "Lors de l’assemblée générale qui a eu lieu plus tôt, une grève illimitée a été votée", raconte un employé.

"Il y a encore du stock en pagaille en France"

Aux stations service, les files de voitures s'allongent.

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Aux stations service, les files de voitures s'allongent.

Désormais, même si la raffinerie possède encore du stock, plus aucun produit n’en sort. Et à la pompe à essence en contrebas, la file des voitures attendant pour se servir ne diminue pas. Pourtant les employés le répètent : "Nous ne sommes pas là pour créer la pénurie. On ne prend ni notre outil de travail à parti, ni les Français, on arrête simplement de travailler avec les conséquences que cela implique sur la production". Jacques Lacaille, lui, commence à perdre patience devant l’annonce d’une pénurie de gasoil. "Il faut arrêter de parler de pénurie. On ne met pas le pays à genoux en deux jours de grève. Il y a encore du stock en pagaille en France, sans parler du stock des militaires".

Une mobilisation solidaire

Si cette mobilisation n’est pas directement liée aux conditions de travail des salariés de la raffinerie Feyzin, les grévistes la présentent surtout comme une marque de solidarité. "Notre objectif, c’est la convergence des luttes. On veut que tout le monde soit en grève", "On ne bougera pas tant que la loi ne sera pas abandonnée", pouvait-on entendre aux abords de l’entreprise.

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