Michel Simon, ancien président et actuel conseiller de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN) Rhône Ain Loire

"Quand on dit que le nucléaire est une énergie de transition, c'est caricatural" (vidéo)

Michel Simon est l'invité de "6 minutes chrono", le rendez-vous TV quotidien de Lyon Capitale. Il est conseiller et ancien président de la SFEN (Société française d'énergie nucléaire) de Rhône Ain Loire, et actuel secrétaire général de l'association de défense du Patrimoine nucléaire et du climat (PNC).

La Commission européenne a  récemment dévoilé un projet de labellisation verte pour les centrales nucléaires (et à gaz). Cette "taxonomie" permet d'orienter les flux financiers vers les investissements qui répondent  à l'objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050.

Le texte est jusqu'à la fin du mois en consultation auprès des Etats jusqu'au 21 janvier. Si des modifications peuvent encore être apportées, un rejet semble improbable.

Il s'agit d'un enjeu décisif pour la filière nucléaire, autant sur le financement de la construction de nouvelles centrales que la rénovation des anciennes et la vente à l'export.

Auvergne-Rhône-Alpes est la première région française pour sa production électrique bas carbone. C'est à Lyon Gerland que sont implantées plusieurs unités d'ingénierie nucléaire de renommée mondiale.

"C'est tout à fait capital pour la France car le nucléaire demande beaucoup de capitaux qui s'amortissent sur une très longue période. Si on n'a pas de taux d'intérêts intéressants, c'est le coût du kilowatt-heure qui va s'en ressentir." explique Michel Simon.

"Réserve d'énergie pratiquement illimitée"

Cet ancien président de la SFEN (Société française d'énergie nucléaire) du groupe régional Rhône Ain Loire réfute pourtant la qualification du nucléaire comme "énergie de transiton" de la Commission européenne. "Quand on dit que le nucléaire est une énergie de transition, c'est caricatural. Les déchets sont extrêmement bien contrôlés, cernés et conservés (...). Au-delà des réacteurs actuels, on travaille sur des réacteurs de 4e génération qui auront la qualité de recycler l'essentiel des déchets, de minimiser au strict minimum le nombre des déchets. Au-delà de ça, pour 2100 et au-delà, on travaille sur la fusion. On aura une solution qui va nous réserver une réserve d'énergie pratiquement infinie, illimitée, c'est pas durable ça ? "

 

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