“Plus ça va durer, plus ça va se radicaliser“

“C'est garanti pièces et main d'œuvre !“, dit Damien Galera, délégué syndical CFDT, “plus ça va durer, plus ça va se radicaliser". 200 salariés ont voté la poursuite du mouvement de grève mardi après-midi à la raffinerie Total de Feyzin.

Après les annonces faites lundi, les salariés de la raffinerie Total de Feyzin ont voté la poursuite de la grève mardi après-midi. Après cinq jours consécutifs de grève, 200 d'entre eux, réunis en assemblée générale, sur les 620 que compte le site environ, ont voté majoritairement la continuité du mouvement. Les cols bleus soutiennent toujours leurs collègues des Flandres.

Pourtant hier, la direction de Total a accédé à la majorité des demandes des syndicats. Le comité central d'entreprise extraordinaire (CCE) de la branche raffinage du groupe a été avancé au 8 mars. Et le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a annoncé une réunion sur l'avenir de l'énergie en France au deuxième trimestre.

Nous sommes uns et indivisibles

L'ensemble de nos revendications ont été prises en compte, conclue Damien Galera, délégué syndical CFDT, (majoritaire à Feyzin, ndlr). Mais les salariés ont voté pour que l'on continue le mouvement jusqu'à l'obtention d'un consensus qui conviennent aux six raffineries“. Et le syndicaliste de préciser que la CGT (majoritaire au sein du groupe, ndlr) réclame toujours un projet alternatif pour la raffinerie des Flandres menacée de fermeture. Soit un tel projet est mis en oeuvre, soit la direction relance l'outil de travail des dunkerquois. “Tant que nous n'aurons pas ce discours au niveau national, on ne redémarrera pas. Nous sommes uns et indivisibles“, conclut Damien Galera à Lyon.

Feyzin alimente à 70 % la région Rhône-Alpes en produits pétroliers, une seule unité sur onze tournait toujours mardi soir, qui fabrique de l'essence. Les autres ont été arrêtées progressivement depuis mercredi dernier. “On coupe maintenant l'alimentation de nos clients, précise Damien Galera“. L'usine Solvey de fabrication de médicaments située à Tavaux dans le Jura était ainsi sur le point, mardi soir, de voir son alimentation en éthylène suspendue.

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