Les dépôts de sable sur les voitures mardi 15 mars ©Grégoire Gindre

Pluie du Sahara à Lyon : un sable radioactif... mais inoffensif

Mardi 15 mars, une pluie de sable s'est abattue à Lyon. Amené par un vent venu du Sahara, le sable est radioactif. En cause : des essais nucléaires menés dans le désert il y a plusieurs dizaines d'années.

Le césium-137. Cet élément radioactif s'est déposé partout à Lyon, mardi 15 mars. Il vient du sable, apporté par un vent venu du Sahara, et tombé sur l'agglomération lyonnaise avec la pluie. Pendant plusieurs jours, l'atmosphère était laiteuse, chargée de ces poussières. Fort heureusement, les quantités et la concentration de cet élément radioactif ne sont pas suffisantes pour créer des problèmes de santé.

Il y a un an, le même type de phénomène s'était produit à Lyon et dans toute la France. « La concentration de césium 137 présente dans les particules fines de sables sahariens était en février 2021 extrêmement faible dans l’atmosphère et au niveau du sol », rappelle Jean-Christophe Gariel, directeur général adjoint en charge du pôle santé-environnement à l’IRSN, auprès du Parisien.

Mais pourquoi le sable du Sahara est-il radioactif ? Car le désert a servi de lieu pour des essais nucléaires dans les années 1960. URSS, Etats-Unis, Chine, Royaume-Uni... plusieurs pays ont mené ces essais. La France a par exemple mené 17 tirs en Algérie, entre 1960 et 1966. Ces essais nucléaires et l'enfouissement de déchets nucléaires sont un point de crispation dans les relations entre la France et l'Algérie, car les Algériens demandent réparation. La pluie sableuse devient piqûre de rappel du passé colonial.

Lire aussi : Lyon : des traces d’un élément radioactif dans les poussières venues du Sahara (2021)

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