Réfugiés albanais plan Grand Froid janvier 2017 © Tim Douet_0047
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Lyon : un collectif demande le retrait de la loi Collomb

Le Collectif de soutien aux réfugiés et migrants de Lyon demande le retrait de la loi droit d'asile et immigration présenté hier à l'assemblée nationale par Gérard Collomb. Les militants accusent la police aux frontières de Lyon d'appliquer les mesures avant même l'adoption de la loi.

Ils sont une quinzaine à avoir donné rendez-vous à la presse devant la police aux frontières à Lyon, rue de la Part-Dieu. Issus d'associations, d'ONG et de partis politiques tels que la France Insoumise ou le PCF, ils se sont coalisés pour former le collectif de soutien aux réfugiés et migrants de Lyon. Ils sont mobilisés depuis l'automne pour demander le retrait du projet de loi droit d'asile et immigration présenté par Gérard Collomb hier à l'assemblée nationale qui prévoit notamment l'allongement de la durée légale de rétention de 45 à 90 jours. "Ce projet de loi est xénophobe et liberticide" a déclaré Hélène Bertrand, membre du réseau éducation sans frontières (RESF).

Les militants s'inquiètent particulièrement de la situation des mineurs isolés, déjà très vulnérables dans l'état actuel de la loi selon eux : "Normalement les mineurs relèvent de la protection de l'enfance. En vérité ils sont considérés comme des étrangers avant d'être considérés comme des mineurs isolés", déplore Hélène Bertrand. Ils étaient aussi venus ce mardi pour soutenir l'un de ces jeunes qui avait été convoqué par la police aux frontières. Il est finalement sorti plus tôt dans l'après-midi.

Ils veulent également dénoncer la pression grandissante que subissent d'après eux les mineurs isolés dans la région lyonnaise. Selon eux, la police aux frontières aurait appliqué certaines procédures qui n'ont pourtant pas encore été votées. "Nous connaissons le cas d'un lycéen qui a été entendu pendant 24H au lieu de 16H comme c'est pour l'instant la règle".

Malgré la très faible probabilité que le texte de Gérard Collomb ne soit pas voté par une majorité de députés, les membres du collectif assurent qu'ils continueront à se battre, persuadés qu'une prise de conscience collective est en train de se mettre en place. Ils rejoindront d'ailleurs la manifestation des cheminots jeudi prochain "pour la convergence des luttes".

 

 

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