Laurent Wauquiez lors du meeting de Valérie Pécresse @William Pham
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Lyon : Les Républicains face au défi de l’implosion

La claque électorale reçue par Valérie Pécresse pose la question de la survie des Républicains. Laurent Wauquiez pourrait tenter de relever la droite, mais hésite alors que les législatives pourraient acter un exode de certains cadres tentés par l’aventure Macron.


L’intuition de Laurent Wauquiez était la bonne. En se retirant à la fin de l’été de la course à la présidentielle à droite, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes devinait l’effet mirage. Le leadership de la droite était vacant, mais l’espace politique très restreint entre l’extrême droite et l’attrape-tout Macron qui a su soigner la jambe droite du “en même temps”. Neuf mois plus tard, les faits lui ont donné raison. Emmanuel Macron a siphonné l’électorat de droite, comme il l’avait fait en 2017 avec les socialistes. Dans la métropole, Valérie Pécresse n’est arrivée en tête dans aucune commune. À Lyon, elle a recueilli 5,57 % des suffrages et 5,40 % dans la métropole contre 23,41 % pour François Fillon en 2017. Les électeurs lui ont préféré Emmanuel Macron qui réalise ses meilleurs scores dans les communes ou les arrondissements habituellement favorables à la droite. “Nos électeurs ont voté pour faire barrage à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. D’autres sont allés se faire plaisir chez Éric Zemmour. Je connais plein de gens qui nous soutiennent, mais ont voté utile”, assure Pierre Oliver, maire du 2e arrondissement et président du groupe d’opposition à Lyon. “Emmanuel Macron a fait ses meilleurs scores dans les bureaux de vote où nous sommes d’habitude très haut”, observe Sébastien Michel, maire LR d’Écully.


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Depuis des mois, le compte à rebours de l’explosion de la droite défilait. Le décompte fléchait l’entre-deux-tours. Les Républicains sont tiraillés depuis des mois par des débats qu’ils n’ont pas encore purgés entre une ligne droitière et une plus modérée. Entre ceux qui sont séduits par Éric Zemmour et ceux qui lorgnent vers Emmanuel Macron. Les Républicains ont plutôt résisté. L’offensive Zemmour a explosé en vol. Le fondateur de Reconquête! a, certes, réalisé de meilleurs scores que Valérie Pécresse, mais il ne semble pas en mesure de créer une nouvelle offre politique à droite. Quant à Emmanuel Macron, plus porté sur les électeurs de Jean-Luc Mélenchon entre les deux tours, il n’a pas mis la pression sur LR. “On a déjà pris leurs électeurs pourquoi irait-on acheter leurs élus”, s’amuse un cadre LREM.


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