Assurance maladie

Lyon : les arrêts de travail dans le collimateur de la CPAM

L’été arrive, le nombre d’arrêts de travail connaît à nouveau un pic et cela n’est pas du goût de la Caisse primaire d’assurance maladie du Rhône (CPAM) : l’année 2018 a été marquée par une hausse de 14 millions d’euros des dépenses de santé.

Pour cet été 2018, la Caisse primaire d’assurance maladie du Rhône (CPAM) a décidé d’alerter sur les arrêts de travail dans le Rhône. « Les vacances d’été ne sont pas le seul phénomène expliquant cette hausse d’arrêts de travail. Il y a eu un buzz comme quoi l’été serait la période provoquant une forte augmentation des arrêts de travail », analyse Valérie Chauveau, directrice chargée de la Maîtrise des dépenses de santé de la CPAM. En réalité, si la CPAM veut éviter une hausse trop importante des arrêts de travail, c’est pour limiter la hausse des dépenses de santé dans le Rhône, car celle-ci a déjà atteint 14 millions d’euros en 2017 : « Sur l’ensemble de l’année, cette hausse des dépenses est trop forte et ce n’est pas toujours un besoin médical particulier. Cela est très coûteux pour l’Assurance maladie vis-à-vis des 341 millions d’euros dépensés en 2017 sur les indemnités. »

« Le prescripteur doit être responsable »

Pour la CPAM, la hausse de ces dépenses constitue en premier lieu un phénomène négatif sur l’économie de la région. En deuxième lieu, cela déstabilise les entreprises et les employeurs : «  Le phénomène d’absentéisme sur le court terme entraîne de vrais problèmes d’organisation », alerte Mme Chauveau. Pour limiter ce phénomène financier, la CPAM mène une campagne de sensibilisation envers les médecins, en particulier ceux qui prescrivent le plus des arrêts de travail. « Le but est de discuter sur des éléments objectifs, les chiffres sur le nombre de patient ayant bénéficié de ces arrêts, la durée de ces arrêts et aussi sur les pressions des assurés subies par les médecins », explique Mme Chaveau. Pour contrôler les arrêts de travail en cours, le contrôle médical reste primordial, même si le contrôle administratif est toujours de mise selon la directrice chargée de la Maîtrise des dépenses de santé : « Il est plus difficile de contrôler administrativement pour savoir quand doit se terminer un arrêt de travail. Le prescripteur doit être responsable en conséquence. »
Dans le Rhône, le nombre d’arrêts du travail ne se distingue pas vraiment des autres régions, il est même légèrement inférieur selon la CPAM : « L’année 2017 n’a rien de spécifique, nous avons juste voulu faire une alerte générale sur ces arrêts de travail. » Les abus et les fraudes sont évidemment dans le viseur de la CPAM, consciente que la hausse des indemnités journalières est le résultat de facteurs divers : des compétitions sportives, la réalisation de travaux, des départs en voyage, voire des activités professionnelles pendant l’arrêt de travail ont pu être observés. Pour la seule année 2017, le montant des pénalités prononcées a atteint 38 795,28 euro.

 

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