Le GUD squatte un immeuble

Lyon : le GUD maintient un appel à manifester malgré l'interdiction

La préfecture a interdit par un arrêté la manifestation prévue par le groupuscule d'extrême-droite, qui, en retour, a diffusé un communiqué pour maintenir le rassemblement.

Un mois plus tôt, le tribunal d'instance de Lyon actait l'évacuation par les forces de l'ordre d'un immeuble de la rue du Port-du-Temple, dans le 2e arrondissement de Lyon. Rebaptisé "Bastion social" et directement inspiré par le mouvement néofasciste italien Casapound, l'immeuble était squatté par des membres du groupe union défense GUD afin "d'accueillir les Français démunis" et de dénoncer en parallèle des "mesures de préférence étrangère appliquées en permanence par l'Etat". Pour justifier ces mesures préférentielles, le groupuscule d'extrême droite prend notamment en exemple "la tentative d'hébergement de clandestins dans un hôtel F1 de Chanas", dénoncée quelques semaines plus tôt sur fond de fake news par le groupe Génération Identitaire.

Selon les informations de Lyon Capitale (mensuel de juillet-août 2017), aucune personne démunie et "française de souche" n'aurait cependant été accueillie pendant les trois semaines d'existence du "bastion social" revendiqué par le GUD. Ce samedi, un appel à manifester depuis la place Carnot jusqu'à l'immeuble de la rue du Port-du-Temple avait été lancé pour réclamer "un foyer pour les Français". Pour éviter les troubles à l'ordre public et d'éventuels affrontements avec des groupuscules d'extrême gauche, la préfecture du Rhône a déposé un arrêté d'interdiction de cette manifestation quelques jours avant. Le groupuscule d'extrême-droite a cependant maintenu son appel au rassemblement, estimant que cette décision "démontrait un fois de plus une politique anti-française et anti-sociale menée par le gouvernement sous les ordres directs de Gérard Collomb dans sa double fonction de ministre de l'Intérieur et de maire de Lyon".

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