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Lyon : la SNCF coupable de "faute inexcusable" envers une salariée harcelée

La SNCF a été condamnée à verser 2 000 € à l'une de ses salariées, harcelée et violentée au travail.

La salariée de 52 ans subissait des violences physiques et verbales ainsi que du harcèlement moral de la part de son supérieur hiérarchique. Ce jeudi 5 janvier, la SNCF a été condamnée par le tribunal judiciaire de Lyon pour "faute inexcusable", rapportent nos confrères de 20 minutes.

"Une grave dépression"

La plaignante, cadre et salariée de l'entreprise ferroviaire depuis 30 ans est tombée dans une "grave dépression", à la suite d'une "situation de travail dégradée", et son employeur n'aurait pas agit pour la préserver a estimé le tribunal.

Tout a débuté en décembre 2006, rapportent nos confrères. Une première altercation éclate entre la plaignante et son supérieur, ce jour là, elle aurait été violemment empoignée et injuriée. L'homme l'aurait même fait chuter au sol devant plusieurs personnes.

Des mails collectifs humiliants

Le harcèlement et les violences se poursuivent toute l'année 2007, la salariée fait remonter les faits à sa direction, alerte la médecine du travail qui à son tour alerte la direction, mais rien ne bouge.

Un an plus tard seulement, la plaignante est affectée à un autre site régional, mais le supérieur lui reste en poste. L'avocat de la salariée rapporte que le harcèlement continue à distance avec des mails collectifs moqueurs. Puis, lui sont affectés des postes sans missions particulières.

2 000 € de compensation

Le cauchemar continue ensuite pendant plusieurs mois. La plaignante est de retour à Lyon, son poste est supprimé six mois plus tard, puis elle est affectée à un nouveau poste pour lequel elle ne dispose pas des compétences nécessaires et ne sera jamais formée.

A partir de 2014, elle se met en arrêt maladie pendant trois ans, souffrant de troubles du sommeil, d'anxiété. Sa dépression sera reconnue comme une maladie professionnelle.

La SNCF est donc condamnée à lui verser une indemnité d'un montant de 2 000 €, dont chacun jugera s'il est à la hauteur des souffrances endurées.

 

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