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Lyon : l'A89 densifie la circulation en 2e couronne

Sept mois après sa mise en service, le barreau de l'A89 entre Balbigny et la Tour-de-Salvagny est de plus en plus fréquenté. Bilan : moins de véhicules sur le réseau secondaire à l'est et plus à l'ouest. Le trafic automobile a notamment augmenté à Francheville (+12 %) et dans le secteur du Valvert (+8 %).

Le 21 janvier dernier, Autoroutes du Sud de la France ouvrait le barreau de liaison de l'A89 entre la Tour-de-Salvagny et Balbigny, à l'ouest de l'agglomération. 7 mois seulement après la mise en service de cet axe, l'observatoire partenarial du trafic à l'ouverture de l'A89 livre ses premières analyses sur l'évolution des déplacements et de la fréquentation routière sur ce secteur.
Pas uniquement sur l'autoroute à proprement parler, mais aussi et surtout sur les axes connexes et notamment l'itinéraire N7-N489-N6 qui permet la jonction entre l'A89 et l'autoroute A6. Les comparatifs établis entre les mois de mars 2012 et mars 2013 sont sans appel. Localement, la fréquentation des axes secondaires a diminué à l'extrémité ouest de l'A89 : -20 % sur la RN7 à Roanne, -12 % sur l'A72 en direction de Saint-Etienne. Entre l'Arbresle et Tarare, le trafic automobile et poids lourds confondus a même reculé de 18 % sur la RN7.

Explosion du trafic entre l'A89 et l'A6

Mais voilà, l'A89 n'étant pas raccordée à un axe de même dimension, le flot de véhicules se déverses sur les axes secondaires, majoritairement en direction de l'A6. Le trafic a donc fortement augmenté dans cette zone, à l'est du barreau : +17 % sur l'itinéraire N7-N489-N6, pour atteindre de 25 000 à 35 000 véhicules par jour (soit en tout une augmentation de 1500 à 5000 voitures et camions), dans les deux sens de circulation confondus.
L'augmentation du nombre de véhicules à l'est est toutefois bien plus importante que la réduction de trafic à l'ouest. Selon l'organisme, le différentiel serait d'environ 1500 voitures.

Une part importante du trafic capté par l'A89 provient donc d'autres axes que la RN7, ce qui laisse penser que le barreau autoroutier s'est également imposé comme un axe de contournement pour les usagers des routes départementales qui évitent ainsi les traversées de Tarare et de l'Arbresle.

Plus de monde au Valvert, moins sur l'autoroute Lyon-Saint-Etienne

Mais outre la zone d'abouchement de l'A89 avec le réseau secondaire, l'augmentation de circulation automobile entraîne un accroissement de trafic dans certains secteurs déjà bien grippées de l'ouest lyonnais : +12 % à Francheville, +6 % à Ecully, et +8 % sur l'A6 au noeud du Valvert.

Toutefois, selon l'observatoire "les effets conjugués de nombreux facteurs peuvent expliquer ces hausses qui ne sauraient être imputées directement à la mise en service de l'A89". Les chiffres ne tiendraient en effet pas compte de l'augmentation annuelle systémique du trafic en périphérie (+2 % en moyenne selon le Grand Lyon).
Au niveau régional, pour les véhicules en provenance de la région de Thiers, le choix de l'itinéraire est variable selon le point de chute. Si les usagers se rendant dans le nord de l'agglomération, ou à Lyon même privilégient l'A89, ceux se rendant dans le sud de Lyon empruntent toujours "l'ancien itinéraire" A72-A47-A7.
L'autoroute reliant Lyon à Saint-Etienne a néanmoins vu son trafic reculer de 6 %, "au moins en partie du fait de l'utilisation du nouvel itinéraire",estime l'observatoire.

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