Les syndicats raillent la réforme ferroviaire

La CGT Cheminots et Sud Rail ont lancé un préavis de grève pour ce mardi soir 19h, contre la réforme ferroviaire. Les perturbations seront très importantes ce mercredi, avec notamment 1 TER sur 3 de prévu*.

Décidément, la réforme ferroviaire n’est pas un long fleuve tranquille. Après avoir suscité deux grèves l’an dernier et une manifestation nationale le 22 mai dernier, le projet de loi fait l’objet d’un nouveau préavis de grève, lancé conjointement par la CGT, premier syndicat chez les cheminots, et Sud Rail, troisième syndicat. Deux autres organisations, FO et First (Fédération indépendante du rail et des syndicats des transports), se sont jointes au mouvement, qui prendra effet mardi soir à 19h et sera reconductible par période de vingt-quatre heures.

Cette grève a lieu à une semaine de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de réforme ferroviaire (à partir du 17 juin). Destiné à stabiliser la dette du secteur ferroviaire et à préparer son ouverture totale à la concurrence, le texte prévoit de réorganiser la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat aux transports, a rappelé que le rapprochement “a vocation à stabiliser la dette colossale des deux entités : 50 milliards d’euros dans cinq ans”.

Éviter un éclatement de la SNCF

Dans un communiqué, la CGT condamne “la nouvelle organisation choisie par le Gouvernement, qui aboutira à une dégradation de la qualité et de la sécurité, un renchérissement du prix du train, la fermeture de milliers de kilomètres de lignes de chemin de fer et la dégradation des conditions sociales des personnels”. Pour Sud Rail, “les seuls objectifs de cette réforme sont d’éclater définitivement l’entreprise publique SNCF avant la privatisation et de renforcer le dumping social en aggravant les conditions du travail de tous les salariés du secteur ferroviaire”.

L’Unsa dénonce l’hypocrisie syndicale et politique

L’Unsa, deuxième syndicat des cheminots, a décidé pour sa part de ne pas se joindre à la grève, afin de privilégier “un dialogue constructif”. Elle a obtenu des engagements écrits de la SNCF après avoir déposé, lundi 26 mai, une demande de concertation immédiate sur les conséquences pour les salariés de la SNCF, de la réforme du ferroviaire. Dans un communiqué, l’organisation syndicale “souhaite laisser toute sa place à la négociation avec les présidents de la SNCF et RFF, avec le ministère et avec les parlementaires”. Et dénonce dans cette histoire l’hypocrisie syndicale et politique”.

* Prévisions de trafic, lire ici.

1 commentaire
  1. Hermann - 10 juin 2014

    Par contre en 40 ils faisaient pas grève... Ces feignasses qui défendent leur privilèges, c'est un scandale. Je te les licencierais tous ces syndicalistes, qui de toute façon sont des collabos du grand patronat ! Ils veulent juste du pognon pour leur CE et se payer des vacances au club Med avec des billets gratuits.

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