cartables école primaire maternelle
© Steven Belfils

Les défis des prochains élus à Lyon : investir dans les équipements

Alors que les écoles ou d’autres services publics manquent dans les communes, la métropole a sous-investi dans ce mandat.

À Lyon comme un peu partout dans la métropole, les grues du privé ont été plus rapides que celles de la puissance publique. Dans cette course, les grands perdants sont les habitants. Les besoins en équipements publics qui commençaient à émerger en fin de mandat précédent sont désormais une réalité assimilée par la plupart des candidats. Georges Képénékian a intitulé sa liste Respirations, une manière de souligner qu’il veut enrayer la frénésie du développement de la ville. Il veut d’ailleurs doubler le budget consacré aux écoles.

Les groupes scolaires sont, en effet, exposés au boom démographique. Trois écoles provisoires, en préfabriqué, ont été utilisées sur ce mandat et le besoin en construction varie de cinq à dix selon les différents candidats. Les écologistes veulent carrément changer de modèle de développement. Pour offrir aux habitants une qualité de vie que l’attractivité métropolitaine leur a enlevée, ils veulent déconcentrer la métropole. Arrêter d’habiller la Part-Dieu pour répartir sur l’ensemble du territoire les zones d’activités. Ils font des tours le symbole d’une ville invivable.

À Villeurbanne, Béatrice Vessiller promet un moratoire des constructions le temps de remettre les services publics à l’équilibre. Même dans les monts d’Or ou dans l’Ouest lyonnais, des territoires cossus, le manque d’équipements publics est pointé alors que la population augmente. Les communes ont aussi souffert de la création de la métropole. Avant le 1er juillet 2015, les municipalités percevaient une dotation de solidarité du Grand Lyon et des subventions du département. Ces dernières sont passées à la trappe. David Kimelfeld les a relancées dans les derniers mois de son mandat. Ce que ses opposants ont perçu comme une manœuvre électorale. Le mauvais taux d’exécution du plan de mandat –seuls 75 % des dépenses prévues ont été réalisés – parachève ce sentiment d’être victime de son succès.

[Article issu de notre hors-série spécial élections à retrouver ici]

à lire également
Faire défiler vers le haut