Le PS vu de l'intérieur

Je m'attendais à une fidèle retranscription de cette journée à la Mutualité, il n'en a rien été. Tout ce qui semble obnubiler les journalistes ce sont les pseudo-batailles de chefs.

Dimanche 20 Janvier 2008 9H00. Déjà une foule compacte se presse devant les portes. Dans le Hall, Najat (Vallaud-Belkacem) se concentre sur son discours. Elle est tendue mais souriante, avec toujours ce petit mot gentil pour tous ceux qui viennent la saluer. La salle est à étage. Je reconnais quelques lyonnais ou grand-lyonnais, l'atmosphère est à la bonne humeur. Arrivent : François Hollande, Bertrand Delanoë, Jean-Marc Ayrault, Henri Emmanuelli. Je reconnais Elizabeth Guigou tout de rouge vêtue sur l'estrade.

La restitution commence enfin. André Vallini, Mireille Le Corre, puis Najat exposent le résultat de plusieurs mois de réflexion. Intervention remarquée de Benoît Hamon sur la laïcité et les déclarations ubuesques du Chanoine de Latran. Les applaudissements ponctuent les interventions, les rires ou huées aussi. Soudain, brouhaha dans le fond de la salle, voici Dominique Strauss-Kahn entre 2 réunions du FMI. Bronzé et détendu, il a l'air en pleine forme. Les socialistes unis (enfin), ça fait chaud au cœur. De ce 3e Forum, je retiendrai deux choses : la première, c'est que chaque personne a le droit de se réaliser et d'avoir son parcours dans la vie, dans une société qui se veut généreuse, humaniste et garante de l'intérêt général. La deuxième, c'est que cette société n'a pas vocation à s'imposer aux personnes.

Début d'après-midi. Avalanche soudaine de photographes et caméras ! ! ! Misère, Bling Bling serait-il de passage ? Non, c'est Ségolène Royal, la seule Socialiste qui ait droit régulièrement à un espace d'expression dans les médias. Elle est tout sourire, avec à ses côtés Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, François Rebsamen. Ça fleure l'ambiance de Melle lors de la Fête de la Rose. Tiens, voici l'ami d'Anna, Laurent Fabius, tout en simplicité et très accessible. Cette fois-ci, je n'en doute plus, l'après-midi va être fantastique.

La suite des évènements me donne raison. Bertrand Delanoë monte à la tribune, il nous parle de Paris et des Municipales dans chaque ville, mettant en exergue les valeurs de la Gauche qui transparaissent dans nos projets municipaux  : le logement pour tous, le développement des transports collectifs, le soutien à l'enseignement supérieur, à la recherche, l'innovation. Même enthousiasme chez Ségolène Royal qui nous rappelle qu'il est important d'être unis, rassemblés, fraternels. Elle aborde le pouvoir d'achat, les difficultés quotidiennes de nos concitoyens mais aussi le cynisme de la réponse présidentielle : les caisses sont vides... Elle termine en réaffirmant qu'il va falloir se battre pour reconduire nos maires socialistes et conquérir d'autres communes. Puis Laurent Fabius parle de la fin de la durée légale du travail, de l'instauration de la TVA sociale, des retombées néfastes des franchises médicales. Il réaffirme que nous sommes dans une quasi monarchie élective qui s'accapare les médias. Il nous parle du risque de crise internationale, des menaces de terrorisme, de la dissémination du nucléaire, du Moyen-Orient. Lui aussi termine son discours sur le rassemblement nécessaire. Plusieurs autres se succèdent au pupitre, dont Hélène Geoffroy, de Vaulx-en-Velin qui conclut en citant Aimé Césaire : " La vie n'est pas un spectacle et un homme qui crie n'est pas un ours qui danse ".

François Hollande clôt la journée. Il remercie les 3 ténors de leurs interventions. Il nous exhorte plus que jamais à s'engager à gauche, pour être utile à nos concitoyens, changer leur vie quotidienne. Il nous martèle nos 5 engagements : une politique de réussite scolaire pour tous, la construction de logements, et pas seulement sociaux, le développement du transport public, la politique de solidarité avec les personnes âgées, handicapées, la petite enfance, mais aussi l'aide aux jeunes qui se désespèrent, la prévention pour régler les problèmes de sécurité. Je pense à la devise d'Heidi Giovacchini, notre tête de liste dans le 6e arrondissement de Lyon : " l'impossible recule devant celui qui avance ". Standing ovation pour tous les intervenants. Cette fois les campagnes municipales et cantonales sont bel et bien lancées !

Corinne Arquillère

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