Emmanuel Macron © Tim Douet

La République En Marche a perdu la métropole de Lyon

Si l'issue du deuxième tour des élections municipales à Lyon reste incertaine, on connaît déjà une conclusion : La République En Marche a perdu la métropole de Lyon. 

Sous l'impulsion de Gérard Collomb, la ville de Lyon et la métropole s'étaient mises "En marche" pour accompagner l'ascension d'Emmanuel Macron. Ce dernier, une fois élu, a su se montrer reconnaissant en offrant à l'un de ses premiers soutiens le poste de ministère de l'Intérieur.

Un an après son retour à Lyon, Gérard Collomb a reçu l'investiture de la République En Marche pour mener les listes dans le cadre des élections métropolitaines. Son protégé Yann Cucherat a reçu de son côté celle pour les élections municipales. Deux hommes pour tenir les premiers bastions du parti présidentiel.

Ce 28 mai, l'un de ses bastions vient de tomber à la faveur d'une alliance avec la droite. Gérard Collomb se retire de la tête de liste au profit du candidat Les Républicains, François-Noël Buffet (lire ici). Il est donc désormais acté que La République En Marche a perdu Lyon. Le dissident David Kimelfeld a pris ses distances depuis plusieurs mois. Selon nos informations, il devrait refuser d'être un éventuel plan B si le parti venait à lui le proposer. Il pourrait même saisir l'opportunité pour marquer sa rupture totale avec En Marche, déjà entamé quoiqu'il arrive.

Pour la ville, ce sont deux inconnues qui se profilent, une nationale et une locale. La République En Marche va-t-elle maintenir l'investiture à Yann Cucherat au regard de cette alliance ? Plus historique, comment va réagir l'électorat traditionnel de droite qui a construit son vote "contre Collomb", pendant près de 20 ans. Un premier symbole est déjà tombé, un second pourrait suivre.

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