Google refuse la censure du Web chinois

La grande muraille du Web commencerait-elle à s'effriter ? David Drummond, responsable juridique de Google, a annoncé mardi sur le blog de l'entreprise que le moteur de recherche cesserait de censurer les résultats sur sa version chinoise, après avoir été victime d'attaques informatiques massives venant de Chine. Un changement radical de politique pour l'entreprise californienne.

Une vingtaine d'autres entreprises - évoluant dans des secteurs aussi variés que les nouvelles technologies, les médias ou la chimie - auraient fait l'objet d'attaques similaires, des attaques qualifiées de « sophistiquées » et « ciblées » par Google :

« Nous avons des preuves suggérant que l'objectif premier des assaillants était d'accéder aux comptes Gmail de militants chinois pour les droits de l'homme. »

Il affirme toutefois que l'opération a échoué :

«  Seuls deux comptes Gmail semblent avoir été consultés, et cette activité s'est limitée aux informations relatives aux comptes eux-mêmes (comme la date de création du compte) ainsi qu'aux objets des courriels, plutôt que leur contenu.  »

Dès sa fondation en 2005, Google Chine censurait les résultats de certaines recherches, comme celles sur les événements de la place Tiananmen, afin de s'assurer une place sur un marché juteux. La Chine compte en effet plus de 338 millions d'internautes selon les chiffres officiels, qui risquent de se voir très prochainement privés des services de l'entreprise :

« Nous discuterons donc dans les prochaines semaines avec le gouvernement chinois les bases sur lesquelles nous pourrions gérer un moteur de recherche non filtré dans le cadre législatif existant, si cela est possible.

Nous sommes conscients que cela peut signifier la fermeture de Google.cn, et potentiellement celle de nos bureaux en Chine. »

Pas de bouleversement du paysage cybernétique chinois en vue pour autant. Environ 30 % des recherches seulement passeraient par Google en Chine, selon l'agence de consulting pékinoise Analysys International. Loin derrière le leader incontesté, le chinois Baidu, qui règne avec plus de 60 % de part de marché et n'est pas près de contester la censure gouvernementale.

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