Pont de la Mulatière (photo Florent Deligia)

Galère à Lyon pour les vélos : une élue chante à la métropole

Difficile de rejoindre Lyon quand on est un cycliste qui arrive depuis le sud de l'agglomération. La voie dédiée au vélo sur le pont de la Mulatière est fermée pour travaux et il faut déjà la refaire à cause d'un problème de largeur. Marylène Millet, élue UDI, a décidé de pousser la chansonnette pour interpeller David Kimelfeld lors du conseil métropolitain.

Toujours à vélo, contre l'autoroute urbaine de l'Anneau des sciences, l'élue UDI Marylène Millet commence à se faire entendre sur la métropole de Lyon. Celle qui veut se présenter à la mairie de Saint-Genis-Laval en 2020 multiplie les prises de parole, parfois originales. Lors du conseil métropolitain de ce lundi 30 septembre, elle a ainsi poussé la chansonnette pour interpeller le président David Kimelfeld sur la situation du pont de la Mulatière. En effet, comme nous le révélions, il faut déjà refaire l'aménagement à cause d'un problème de largeur non respectée, alors que les travaux ne sont pas encore terminés (lire ici).

2,25 mètres avaient été promis aux cyclistes, or le compte n'y est pas. Pire, à cause des travaux et d'une déviation mal présentée et jugée dangereuse, les usagers vélos se retrouvent à prendre l'autoroute (lire ici).

À Lyon, à vélo, on dépasse les autos

Marylène Millet fait partie des 2 000 cyclistes qui passent tous les jours sur le pont de la Mulatière pour rejoindre Lyon et a fredonné une petite chanson pour se faire entendre : "À Lyon, à vélo, on dépasse les autos. À vélo dans Lyon, on dépasse les camions !" (voir la vidéo ci-dessous). Dans sa prise de parole, elle a regretté qu'à cause des travaux "prévus initialement de nuit", "les cyclistes, les piétons se retrouvent sur la voie de sortie de l’autoroute et essaient de se frayer un passage ! Imagine-t-on un seul instant fermer un axe routier dans de telles conditions ?".

Dans le sillage de l'association La Ville à Vélo et du collectif Valve, elle regrette également que l'infrastructure promise ne soit pas encore à la bonne largeur : " le résultat aboutit à une piste de 2.25 de large, rognant encore au passage 40 petits centimètres. Petits pour vous peut-être, mais pour les cyclistes et les piétons cela veut dire beaucoup en termes de sécurité… Bref un aménagement médiocre qui facilite à peine le passage… et ce après plus 6 ans d’attente. 7 ans de combat que l’on peut résumer par deux chiffres :  80 cm de gagnés… et un trafic malgré tout multiplié par 2". En effet, une plus grande largeur permettrait de faciliter l'usage dans les deux sens, ce qui sera dans tous les cas, le cas (et cela même si ce n'est pas prévu pour la métropole). "Un nouveau projet pour être à la hauteur des usages s’impose rapidement", a lancé Marylène Millet. De son côté, David Kimelfeld a répondu que les travaux seront bien refaits.

Il faudra néanmoins se contenter des 2,25 mètres et d'un aménagement a minima très loin des visuels qui avaient servi de base pour faire plaisir aux associations (voir en dessous de la vidéo).

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