Le siège d’Interpol est installé à la cité internationale à Lyon.

Futur d'Interpol à Lyon : Laurent Wauquiez et Bruno Bernard s’accordent pour interpeller Darmanin

Plus souvent opposés qu’alliés sur le terrain de la politique locale, le président de la Région et le président de la Métropole de Lyon ont trouvé un terrain d’entente international. Inquiétés par la personnalité, très controversée, du candidat pressenti pour prendre la présidence d’Interpol, dont le siège est installé à Lyon, les élus ont alerté le ministre de l’Intérieur.

Une fois n’est pas coutume, Laurent Wauquiez, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et Bruno Bernard, le président écologiste de la Métropole de Lyon, ont signé un courrier commun pour demander au ministre de l’Intérieur de faire preuve de "vigilance" lors de l’élection du nouveau président d’Interpol, dont le siège est installé dans la Capitale des Gaules. Un courrier envoyé mardi soir au ministre, alors que l'organisation internationale de coopération policière doit élire, ce jeudi 25 novembre, son prochain dirigeant à l’occasion de sa 89e assemblée générale, en Turquie.  

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Lyon : Ahmed Nasser Al-Raisi, candidat à la présidence d'Interpol, visé par une nouvelle plainte pour actes de torture

Les deux élus locaux se disent particulièrement inquiets de la candidature d'un haut responsable policier des Émirats arabes unis, le général Nasser Ahmed Nasser Al-Raisi, accusé de tortures par des plaignants britanniques et une ONG représentant un opposant politique actuellement détenu. Selon eux, "une candidature entachée de plaintes poserait un vrai risque au fond et pourrait délégitimer l'institution et son accueil dans notre démocratie".

L'extension d'Interpol pose question

Par ailleurs, dans cette lettre, Bruno Bernard et Laurent Wauquiez assurent aussi être "prêts à discuter et à trouver, ensemble, des solutions opérationnelles" pour qu’Interpol conserve son siège mondial à Lyon. Installés dans un bâtiment, le long du parc de la Tête d’Or, les 800 employés d’Interpol sont aujourd’hui à l’étroit, et l’organisation a conditionné son avenir à Lyon à une rénovation de ses locaux. L’État y est favorable, mais demande la contribution des acteurs locaux, Ville, Métropole, Région. 

Néanmoins, la Métropole et la Région exigent que le gouvernement s’engage clairement sur le sujet, "au-delà d’un effet d’annonce". Les deux collectivités demandent donc des "éclairages" sur : "la clarification des détails du projet d’extension, la confirmation d’une participation de l’État au financement au moins équivalente à celle affichée en 2018 à hauteur de 32,5 millions, et le pilotage du dossier au niveau des services déconcentrés de l’État".

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