drogue et fric
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Est lyonnais : un important réseau de stups démantelé

Un coup de filet a permis le démantèlement d’un réseau de stups de l’Est lyonnais. 32 personnes interpellées, 9kg de marchandises saisies. Explications et précisions.

Vendredi 21 mai, Jean-Marc Rebouillat, directeur de la sûreté départementale du Rhône, présentait les résultats d’un vaste coup de filet visant un réseau local de trafic de stupéfiants de l’Est lyonnais. Au final, 32 personnes interpellées et plus de 9 kg de marchandises saisies. Une affaire d’importante ampleur, qui a abouti après plusieurs mois de surveillance.

32 membres en garde à vue

Tout débute en janvier par un renseignement anonyme parvenu à la sûreté départementale : il désigne un habitant du quartier de la Perralière à Villeurbanne comme un fournisseur d’héroïne et de cocaïne. Peu de temps après, le groupe d’enquête anti-drogue reçoit une autre information concernant un autre individu. Un lien est établi entre les deux fournisseurs ; la sûreté départementale et le groupe stup mettent en place un système d’écoute et de surveillance conjoint.

En quatre mois, ils identifient cinq personnes à la tête de ce réseau qui s’étend sur l’est lyonnais, principalement sur Décines, Vaulx-en-Velin, Meyzieu et Villeurbanne. Le 17 mai et les jours suivant, est mis en place un important dispositif qui a mobilisé 140 hommes et conduit à l’interpellation et au placement en garde à vue des 32 membres du réseau, quasiment tous connus par les services de police et âgés de 16 à 52 ans. Parmi eux, on dénombre huit femmes.

Le rôle des nourrices

Dans la hiérarchie de cette organisation, des grossistes, qui revendent à des semi-grossistes, eux- même redistribuant la marchandise à des consommateurs. Jean-Marc Rebouillat insiste également sur le rôle des nourrices, ces consommateurs qui gardent la marchandise du grossiste chez eux, et qui sont rétribués en doses. Les saisies, notamment chez ces nourrices ont permis de mettre la main sur 5,6kg d’héroïne, pour une valeur marchande de près de 280 000 euros, dissimulés dans une cave de Meyzieu, mais également 550 g de cocaïne et 3kg de résine de cannabis, un fusil à pompe et 12 600 euros en liquide.

Pendant les interrogatoires, un des interpellés a avoué avoir écoulé entre septembre et décembre 2009 l’impressionnante quantité de 15kg d’héroïne, ce qui donne une idée de l’ampleur des quantités écoulées sur le marché lyonnais. Entre le 20 et le 21 mai, 12 interpellés ont été présentés devant le juge Vincent, chargé de l’instruction de l’affaire. 8 ont été écroués. Même si certains sont en liberté aujourd’hui, Jean-Marc Rebouillat insiste : «  dans cette affaire, il n’y aura pas d’impunité  ».

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