La 81e commémoration du 8 mai 1945 s'est tenue ce vendredi matin à Lyon. Une cérémonie marquant aussi le 400e anniversaire de la Marine nationale.
Élus et citoyens étaient réunis ce vendredi matin au parc de la Tête d’Or, dans le 6e arrondissement de Lyon, pour la traditionnelle commémoration du 8 mai 1945, date marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette année, la Marine nationale était à l’honneur, à l’occasion de son 400e anniversaire.

"Le temps n’abolit jamais les crimes."
Plusieurs prises de parole ont rythmé la matinée. À commencer par celle de Daniel Perez, président du Comité départemental de liaison des associations d’anciens combattants, qui a tenu à souligner que la paix gagnée il y a 81 ans "devient extrêmement fragile", et appelant dans le même temps à se souvenir "des sacrifices d’hier pour bâtir nos espérances de demain."

De son côté, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a rappelé que la "tâche immense" de relever la République "n’autorise aucune simplification." "Nous savons que la victoire n’est pas immédiatement synonyme de paix (…) et n’efface pas toutes les contradictions de l’Histoire." L'édile lyonnais a par ailleurs plaidé à "établir les faits" et "à rendre la justice", martelant que "le temps n’abolit jamais les crimes." Et d’ajouter : "Un pays honore ses morts aussi par la vérité qu’il doit à ses vivants. Par cette vérité qu’il accepte de regarder en face."
"Cet anniversaire rappelle qu’un pays tient moins par ses seuls éclats, que par la durée d’un engagement, l’endurance, la discipline, la constance des devoirs. À travers la Marine nationale, je veux saluer l’ensemble de nos armées, et associer à cet hommage les militaires morts pour la France en opérations extérieures. La République leur doit une reconnaissance entière. Je sais les Lyonnaises et les Lyonnais attachés à ce moment de respect", a ainsi conclu Grégory Doucet.


Les élèves du collège Louis Querbes de Vourles ont ensuite chanté "Sans peur sur les océans", accompagnés par des musiques militaires. Pour l’occasion, 32 sonneurs du Bagad Lann-Bihoué avaient fait le déplacement jusqu’à Lyon.




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