Au lendemain des violences et des pillages qui ont frappé Lyon samedi 17 octobre, les élus locaux multiplient les réactions. Si la municipalité apporte son soutien aux victimes, l’opposition dénonce aussi des responsabilités politiques derrière ces débordements.
Près de 20 000 personnes ont manifesté samedi à Lyon "contre la vie chère", selon la préfecture du Rhône. D’abord familiale et bon enfant, la mobilisation a progressivement dégénéré avec des affrontements, des pillages de commerces et l’incendie de l’antenne de l’office de tourisme place Bellecour. Les forces de l’ordre ont ainsi interpellé 160 personnes, selon le préfet. Ce dimanche, les réactions pleuvent dans l’agglomération lyonnaise, de la municipalité à l’opposition, tandis que les élus condamnent les violences et s’interrogent sur leurs causes.
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La municipalité affiche son soutien aux commerçants
Au lendemain de cette nuit de violences, le maire de Lyon, Grégory Doucet, exprime sa consternation. "C'est un crève-cœur ce qu'il s'est passé à Lyon. Le chaos qui a régné sur la ville pendant plusieurs heures est abominable. Parce qu'il n'y a pas un seul Lyonnais qui ne ressent pas de peine à cause de ces débordements." L’édile remercie également "les services de la police nationale, les gendarmes et celles et ceux qui ont été en première ligne". Dans un communiqué, la municipalité assure d'ailleurs qu’elle accompagnera les victimes. "La Ville de Lyon restera pleinement mobilisée auprès des habitants des commerçants des salariés de l’Office de tourisme, et de tous ceux qui ont été touchés par ces violences d’une intensité inédite".
L’adjoint au maire Valentin Lugenstrass s’est, lui aussi, rendu en Presqu’île ce dimanche matin pour rencontrer les commerçants. Sur le réseau social X, il écrit : "Nous étions présents ce matin en Presqu'île avec plusieurs élus municipaux pour échanger avec les commerçants et leurs représentants, et leur apporter tout notre soutien. L'élan de solidarité des habitants pour nettoyer fait chaud au cœur dans cette atmosphère lourde".
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L'opposition pointe des responsabilité politiques
L’opposition municipale adopte quant à elle un ton plus offensif. Dans un communiqué, les élus du groupe Cœur Lyonnais condamnent les dégradations et mettent en cause certains responsables politiques. "Aucune revendication, quelle qu’en soit la nature, ne saurait justifier les dégradations de biens publics ou privés, ni les atteintes au patrimoine lyonnais." Ils estiment également que "les mouvements politiques et les élus qui, par leurs discours ou leurs prises de position, ont contribué à attiser les tensions, à justifier la violence et à entretenir un climat de confrontation, doivent aujourd’hui mesurer la portée de leurs responsabilités".
Les élus du groupe Lyon Ensemble, dont Laurence Croizier, Pierre Oliver et Thomas Rudigoz, ciblent plus directement la majorité municipale. Ils dénoncent les dégradations du centre-ville et accusent certains membres de la majorité d’entretenir des liens avec l’ultragauche. "Lyon a semblé avoir été livrée à une horde de barbares bien loin de manifestants portant des revendications qui peuvent être légitimes", écrivent-ils. Ils évoquent ensuite "les liens de la majorité municipale avec cette mouvance". Citant notamment les relations passées avec la Jeune Garde et l’accord politique conclu avec La France insoumise lors des municipales.
Pierre Oliver, maire (LR) du 2e arrondissement où se sont concentrées les saccages et pillages du 17 octobre a expliqué sur X qu'il "n' (avait) pas les mots". "Les pillages et oncendies de cette nuit n'ont rien à voir avec des revendications." Et d'accuser , sans la citer nommément, LFI : "Certains responsables d'extrême-gauche nous donnent des leçons de morale à longueur de journée, alors qu'ils ont fédéré les casseurs contre la France."
La présidente d ela Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, sur X, a affirmé tout son "soutien aux policiers, gendarmes, pompiers et commerçants en première ligne." Avant d'ajouter que "tout cela est inacceptable" et que "cette volonté du chaos doit renforcer notre détermination à agir et ne jamais céder, dans l'intérêt de ceux qui font vivre notre pays".
Le RN "appelle la jeunesse à ne plus laisser les casseurs parler en son nom". Tim Bouzon, conseiller de la Métropole de Lyon, dénonce "les scènes de chaos et refuse qu'une minorité violente prétende incarner toute une génération". Et de poursuivre : "Pendant que certains brûlent nos villes, de smillions de jeunes se lèvent chaque matin pour apprendre un métier, travailler, créer et préparer leur avenir. ceux-là méritent d'être entendus! Notre jeunesse doit être celle du renouveau, pas celle des décombres."
Enfin, le préfet du Rhône, Étienne Guyot, appelle de son côté à la prudence sur l’origine des personnes interpellées. "Je ne peux pas vous dire d'où viennent ces individus, je ne sais pas si c'est de la banlieue ou d'ailleurs mais on va analyser tout ça. Les 160 personnes interpellées vont être étudiées, on va vite savoir s'ils sont déjà connus des forces de police", assure-t-il.
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Il était où celui-là ?? Ce Doucet ??? Il sort de sa tanière une fois que le mal est fait ! Il a déployé des forces de police supplémentaires ? NON !