Service de réanimation de l’hôpital de la Croix-Rousse des Hospices Civils de Lyon. @Lionel De Souza _ avril 2020

Coronavirus : situation alarmante à Lyon, vers un durcissement du couvre-feu

Les dernières remontées chiffrées sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus à Lyon et dans le Rhône sont très mauvaises, et même préoccupantes. La situation se dégrade, et vite, dans la Métropole de Lyon, mais aussi à Saint-Etienne et à Grenoble. De nouvelles mesures restrictives pourraient être prises sur ces territoires dans les prochains jours.

"Les premiers effets du couvre-feu nocturne, on les verra dans 10 jours. Pas sûr qu'à Lyon, on ne puisse attendre jusque-là", murmure un médecin urgentiste de la Croix-Rousse, à Lyon. Les dernières remontées de terrain sont très mauvaises à Lyon. Les chiffres, eux, sont préoccupants. Tous les indicateurs sont inquiétants. Tous.

La région Auvergne-Rhône-Alpes subit de plein fouet la 2e vague. Et notamment trois départements, le Rhône, la Loire et l'Isère, très touchés. C'est simple. Il s'agit actuellement de trois des cinq départements français les plus touchés, avec le Nord et Paris.

Dans les hôpitaux de la région, les chiffres sont très mauvais. Il y a une explosion du nombre d'hospitalisés depuis 10 jours comme nul part en France (par rapport au nombre d'habitants). Tous les chiffres le disent.

Sur les hospitalisations, dans la région :

  • 2364 personnes sont actuellement hospitalisées dans la région des suites du covid-19 (chiffres du mardi 20 octobre au soir)
  • 2123 le lundi 19 octobre
  • 1263 le lundi 12 octobre
  • 927 le lundi 5 octobre
  • 839 le lundi 28 septembre
  • 763 le lundi 21 septembre.

La hausse est nette. Idem en réanimation, avec :

  • 340 personnes sont actuellement en réanimation (chiffres du mardi 20 octobre au soir)
  • 311 patients le lundi 19 octobre
  • 203 patients le lundi 12 octobre
  • 168 le lundi 5 octobre
  • 143 le lundi 28 septembre
  • 123 le lundi 21 septembre

La hausse est encore plus visible dans ce graphique. Lyon Capitale vous permet de suivre au quotidien la situation dans les hôpitaux de la région.

En "réa", 94 % des lits sont occupés dans les Hospices civils de Lyon (dont 46 % par des patients suivis pour covid-19). Toutes les opérations non urgentes sont déprogrammées ces 15 prochains jours dans le Rhône, la Loire, l'Isère, l'Ain et la Savoie, notamment dans les hôpitaux lyonnais, pour libérer des lits. Objectif ? Monter de 685 (actuellement) à 1300 lits de réanimation dans la région pour accueillir tous les nouveaux malades. A la base, il y avait 559 lits de "réa" disponibles dans la région. Plus de 120 ont déjà "ouverts" pour accueillir de nouveaux patients.

A Lyon, des patients des HCL (Hospices civils de Lyon) ont déjà été transférés vers Chambéry, en Savoie, pour faire un peu, un temps, redescendre la pression. Et libérer des places dans les hôpitaux lyonnais, où de très nombreuses nouvelles entrées sont attendues ces prochains jours...

Le nombre de contaminés explose dans le Rhône

Où la situation est encore plus inquiétante, c'est que le nombre de nouveaux cas ne se stabilise pas dans le Rhône et dans la région. Au contraire, il explose... Et qui dit plus de nouveaux cas, dit forcément plus de nouveaux malades dans les hôpitaux ces prochains jours. C'est mécanique et inéluctable. Et ce alors que la tension hospitalière est déjà très forte...

Dans le seul département du Rhône, l'évolution est la suivante :

  • 241 cas positifs dans le Rhône (sur 15 117 tests) entre le 3 et le 9 août
  • 557 cas positifs (sur 15 430 tests) entre le 10 et le 16 août
  • 1216 cas positifs (sur 22 000 tests) entre le 17 et le 23 août
  • 1687 cas positifs (sur 27 000 tests) entre le 24 et le 31 août
  • 2518 cas positifs (sur 31 000 tests) entre le 31 août et le 6 septembre
  • 3350 cas positifs (sur 37 000 tests) entre 7 septembre et le 13 septembre.
  • 3862 cas positifs (sur 39006 tests) entre le 14 et le 20 septembre.
  • 4128 cas positifs (sur 36 019 tests) entre le 21 et le 27 septembre
  • 3955 cas positifs (sur 34 000 tests) entre le 28 septembre et le 4 octobre
  • 6639 cas positifs (sur 39 938 tests) entre le 5 octobre et le 11 octobre.

Les chiffres entre le 12 et le 20 octobre sont encore plus inquiétants. L'augmentation (on peut aussi parler d'explosion) est claire. Nette. Et c'est pareil dans la région. +25 % de personnes testées en une semaine dans la région (133 500 contre 107 000 la semaine précédente) mais +77 % de cas positifs (20 000 contre 11 300). Là encore, ce n'est plus une augmentation, comme les semaines précédentes, mais une explosion. A Saint-Etienne, Lyon et Grenoble, les taux d'incidence ne font que grimper (le nombre de patients positifs sur un territoire lors des 7 derniers jours pour 100 000 habitants). C'est à Saint-Etienne qu'il est ce mercredi le plus haut de France.

Lyon Capitale vous propose un graphique sur le nombre de nouveaux cas positifs chaque semaine, dans le seul département du Rhône.

Devant cette situation, très critique, alarmante, quelles solutions à Lyon ? "On ne peut pas attendre les premiers effets du couvre-feu nocturne, on ne peut pas attendre encore 10 jours, ça sera trop tard", souffle une source. Avancer le couvre-feu à 19h serait notamment envisagé.

Quelles autres solutions ? Fermer les restaurants ? Reconfiner ? Forcément, la question d'un reconfinement local se pose désormais vu la situation actuellement, à Lyon, Saint-Etienne et Grenoble. "Si on ne fait pas quelque chose dans les prochaines heures, on va devoir choisir entre les malades à Lyon dans 10-15 jours, s'alarme un médecin lyonnais. Lors de la 1ère vague, on avait réussi à contenir le pic et la baisse avait commencé il faut le rappeler trois semaines après le début du confinement. Mais on avait confiné..."

30 commentaires
  1. bill bob - mer 21 Oct 20 à 12 h 24

    inévitable réalité à laquelle faire face .
    Il faut etre pragmatique.
    Pour ne pas tuer l'économie et donc notre pays et donc chacun de nous, il faut confiner de maniere plus ciblée et selective. Donc choisir de limiter la liberté des personnes qui sont les plus représentées dans les hopitaux et dans les réanimations .
    Simple
    Et tout le monde sait quels sont les criteres qui definissent ces personnes majoritaires dans les hopitaux , à cahque niveau de gravité donc de service donc de prise en charge.
    Tout le monde sait qu'avoir plus de 65 ans, etre en surpoids , etre hypertendu sont des criteres réels, tangibles et scientifiques.
    Alors pourquoi confiner les actifs et massacré la création de valeur alors que ce sont tres majoritairement des inactifs qui surchargent les hopitaux ?
    Ca n'a aucun sens si on est pragmatique.
    Il faut vraiment confiner les personnes qui font les 2 premiers groupes de malades en réa et à l'entrée des hopitaux.

    1. Limas69 - mer 21 Oct 20 à 12 h 52

      Ce serait trop simple que d'enfermer les vieux ... Que dire des jeunes qui se la jouent "collés-serrés" dans des soirées étudiantes (maintenant dans les sous-sol des immeubles) et qui composent des clusters ? Ce ne sont pas que des vieux qui meurent de la COVID19 !

      1. Abolition_de_la_monnaie - mer 21 Oct 20 à 12 h 57

        Le raisonnement de "bill bob" est purement économique. Ce qui est traduit par "pragmatique" dans de nombreux discours politiques.

        Car plus le virus circule de partout (avec des moins de 65 ans dans son exemple), plus grandes sont les chances de finir par toucher des personnes vulnérables.
        N'oublions pas la durée de vie de ce virus : jusqu'à 28 jours sur certaines surfaces (suivant des études officielles).

      2. BM69 - jeu 22 Oct 20 à 15 h 51

        Interdisons les bars aux plus de 80 ans! Bonne idée!
        Je plaisante évidemment. On a 8 mois de statistiques en France. On sait qu'il n'y a que les vieux qui meurent du COVID ( recherche sur moteur: "age des morts COVID"). Seuls 1% des personnes décédées avaient moins de 45 ans. Et dans ce 1%, toutes avaient des comorbidités flagrantes, des poly-pathologies. Enfin presque toutes. Il y a bien deux ou trois douzaines de cas pour lesquels on n'a pas identifié la cause de comorbidité, mais c'est sans doute parce qu'on ne l'a pas cherchée. On n'a notamment pas fait d'autopsie.
        Donc OUI, il faut cibler le confinement, peut-être confiner les plus de 65 ans, et leur dédier des lieux ou des jours de sortie.(magasins, service publics, etc, réservés aux anciens le dimanche matin, par exemple), et organiser leur ravitaillement et le maintien d'un lien social sécurisé. Mais pas si simple. Ce souvent des personnes contaminées à domicile, par leurs proches, leurs visiteurs, leurs soignants... Il faudrait les confiner et les isoler... Est-ce bien raisonnable?

        1. Abolition_de_la_monnaie - jeu 22 Oct 20 à 17 h 11

          1% de 34 000 ça fait toujours 340 morts de moins de 44 ans...

          9% de 34000 pour les moins de 65 ans ça fait quand même 3060 morts.

          Et cela, sans compter les dommages des personnes même jeunes qui en réchappent.
          Après on peut se limiter à n'y voir que des chiffres... :/

    2. vive_la_monnaie - mer 21 Oct 20 à 13 h 16

      Bill bob a entièrement raison. Reconfiner toute la population est une hérésie totale.
      Seules les personnes vulnérables doivent l'être, surtout par critère d'age.

      Sinon c'est le suicide économique, et attention à la santé mentale du reste de la population, ce n'est pas un sujet anodin.

      1. Limas69 - mer 21 Oct 20 à 13 h 27

        Si seulement tout le monde appliquait les gestes barrière ... pas de besoin de re-confiner qui que se soit !

      2. Abolition_de_la_monnaie - mer 21 Oct 20 à 13 h 30

        @Vive_la_monnaie :

        Donc vous n'avez rien à faire de la jeunesse ? Et des autres ?
        Je vous conseille de taper "la moitié des patients en soins intensifs ont moins de 50 ans"
        dans un moteur de recherche de votre choix. Ce passage dans ces services n'a rien d'anodin.

        Votre économie monétaire doit tourner coûte que coûte à vos yeux. Et c'est vrai que ce système ne supporte pas de freiner les échanges monétaires. Mais c'est ce système qui est dingue.

        1. Meritocratierepublicaine - ven 23 Oct 20 à 17 h 22

          L'hôpital jusqu'à preuve du contraire est financé grâce à l'impôt et donc indirectement grâce à l'activité économique, elle même basée sur l'échange monétaire
          Le troc ne permet pas de faire fonctionner un hôpital!!!!!!!

    3. Pije - mer 21 Oct 20 à 13 h 49

      Inévitable que les spécialistes de tout et n'importe quoi s'expriment et affirment que eux savent comment faire.
      Confiner les vieux : par chance vous n'avez pas fait d'erreur sur l'orthographe car on aurait pu avoir "is" à la place de "er".
      Continuer sur cette voie et bientôt vous sortirez vos belles statistiques pour montrer que plus on est vieux plus on a de chance de mourir indépendamment du COVID et donc qu'il faut laisser faire la nature pour que les vieux meurent plus jeunes pour arranger vos chiffres.
      Relisez les chiffres récents sur la région :
      https://www.lyoncapitale.fr/actualite/coronavirus-quel-est-le-profil-des-personnes-en-reanimation-en-auvergne-rhone-alpes/
      Comme 73% sont des hommes, il faut aussi ne confiner que les hommes
      Au fait ils ont été contaminés comment ceux qui sont en réanimation : dans les foyers du 3ème âge, selon vous
      Signé : un presque vieux (59 ans et 1 mois) puisque les chiffres aujourd'hui annonce que c'est à parti de 60 ans la population est le plus touchée.

    4. Lugdunum69 - mer 21 Oct 20 à 13 h 49

      Confiner que les personnes à risques (= vieux, gros, j'en passe) n'est pas une solution simple, ils peuvent choper le virus de la part des personnes qui ne sont pas dans cette catégorie (c'est pourquoi on a interdit les visites dans les EHPAD au départ).
      Donc confinement de ces personnes et interdiction d'aller les voir...
      Mais légalement je doute que ça soit possible, d'un point de vue juridique. C'est soit tout le monde, soit rien.

      1. armandveron - mer 21 Oct 20 à 16 h 10

        Ne confiner que les vieux poserait un problème juridique ! Autant d'humanité dans ce discours que de noyau dans une banane !
        C'est avec des raisonnements aussi bornés de ségrégationniste que l'on aboutit à de très graves conflits de génération, hélas.
        Il y a des vieux qui s'entretiennent physiquement qui enterrent n' importe quel jeune aussi bien dans le domaine cardiaque que respiratoire, et ces vieux là, bien souvent, la seule chose qu'ils ne supportent pas c'est qu'on les prive de liberté.
        Avec un raisonnement comme celui de Lugdunum69 on en viendrait aux bonnes vieilles méthodes de l' Afrique du Sud au temps de l'apartheid en modifiant simplement le très connu slogan : "restaurant interdit aux chiens et aux seniors" par exemple.
        Non merci, non merci, non merci !

  2. Xerian - mer 21 Oct 20 à 14 h 33

    Ne confiner que les personnes à risque, laisser les autres faire comme si de rien n'était... ben, voyons ! C'est une bonne recette pour aboutir à une méga-catastrophe sanitaire parmi toutes les générations et pas seulement chez les + de 65 ans.
    Je suggère une solution très simple pour tenter d'améliorer les choses : et si l'on verbalisait enfin tous ceux, ils sont nombreux, qui ne portent pas le masque en public, ou le portent mal, délibérément, dans la rue ou les transports en commun. combien d'amendes pour ceux-là jusqu'à présent ? Aucune ! On laisse faire... alors que nombreux sont ceux qui ne marchent qu'à la peur du gendarme (et du risque encouru par leur porte-monnaie).

  3. Christophe G. - mer 21 Oct 20 à 14 h 45

    Petite remarque: il est martelé que les mesures prises ont des conséquences sur l'épidémie 10 à 15 jours plus tard.
    Quand on regarde les chiffres, l'accélération brutale commence le 4 octobre, donc fait suite aux mesures annoncées le 23 septembre.

    Quelles étaient ces mesures ? La fermeture des bars et restaurant à 22h. Logique, les gens qui ne voulaient pas changer leurs habitudes sociales ont décidé de finir la soirée chez eux, sans contrôle sanitaire. En les "feuxcouvrant" à 21h, on n'a que déplacé la plage horaire sans changer le fond du problème, qui ne changera pas en faisant débuter la mesure à 19h: les gens qui pensent que leur vie sociale est plus importante que leur avenir et celui de leur voisin continueront à passer les soirées et la nuit les uns chez les autres, ou les weekends en famille à 20 personnes tous les dimanches midi.

    Ce qui marchera (et on y viendra, sans doute dans 15 jours, quand le couvre-feu aura démontré sa non-efficacité) c'est le confinement de tout le département du Rhône pendant 2 à 3 semaines, sauf si le travail est impossible en distanciel, et sans fermeture des écoles car les enfants sont non contagieux: cela permettra aux parents de (télé)-travailler sereinement et donc impactera moins l'économie, tout en étant sûr que les gens font vraiment métro-boulot-dodo , tout le temps, partout.

  4. Pije - mer 21 Oct 20 à 14 h 49

    N'oublions pas qu'en Guyane le couvre feu qui a été efficace , était effectivement plus strict en terme d'horaire.

    Par exemple au début, il commençait à 13h le samedi pour une reprise le lundi à 6h.
    Ensuite ils ont réduit la plage avec l'amélioration des chiffres d'hospitalisation (à ne pas confondre avec les réanimations)

  5. Michel Raffin - mer 21 Oct 20 à 15 h 58

    Dans le Rhône 8500 nouveaux cas du 12 au 17 octobre soit en 5 jours. En Suède, pays de 10,3 millions d'habitants (il me semble que c'est un peu moins pour le département du Rhône) où l'on ne porte pas le masque, du 04 au 17 octobre (soit en 2 semaines) il y a eu 8900 nouveaux cas.

    1. Abolition_de_la_monnaie - mer 21 Oct 20 à 16 h 01

      Comparez l'étendue des territoires et les concentrations humaines avant de tirer vos conclusion d'anti-masques.

    2. Pije - mer 21 Oct 20 à 16 h 39

      Partez vite en Suède si c'est si merveilleux.
      En matière de chiffre n'oublions pas que les méthodes de comptage diffèrent d'un pays à l'autre et même dans certains pays d'une région à l'autre. Il s'agit avant tout de comptage sur une base déclarative et que le nombre de positif dépend aussi de la manière dont les tests sont faits. Doit on comptabiliser de la même manière une personne qui se fait tester à plusieurs reprises d'une personne qui est positive au premier test et qui de fait ne se fera plus tester par la suite.

      En matière de mortalité, la Suède ne fait pas mieux que la France si on tient compte de la population.
      Mais la aussi les méthodes des pays diffèrent pour comptabiliser les décès attribués au COVID.

      La France avec la Belgique feraient partie des pays qui surcomptent les décès attribués quand on compare avec la surmortalité.

      Arrêtons de toujours croire que l'herbe est plus verte ailleurs.
      Restons simplement respectueux des gestes barrières pour protéger les autres.

  6. retouraumoyenage - mer 21 Oct 20 à 21 h 53

    En fait il serait temps de faire un bilan des mesures prise pour éviter une deuxième vague!
    ---Le port du masque obligatoire? échec complet les chiffres sont là pour le démontrer car le public ne sait pas porter correctement le masque et s'autocontamine en le tripotant ou en le gardant plusieurs jours!
    ---Le dépistage systématique? pas en quantité suffisante trop de personne attendent plusieurs jours le résultat!
    ---La fermeture des bars et restaurant? stupide car c'est des endroits de faible contamination et surtout il suffit par un relevé d’identité de tous ceux qui rentrent dans l’établissement de les prévenir et stopper la propagation si par cas un des clients se révèle positif!
    ---Le couvre feu ? allez donc voir dans toutes les banlieues où depuis 1 mois la nuit plus aucun policier n'ose s'y aventuré: ils sont tous dehors toute nuit pour leur "traditionnelle activité nocturne", le couvre feu c'est valable que pour le bourgeois et encore!
    --- l'interdiction de rassemblement? la jeunesse se fait un malin plaisir de jouer au chat et à la souris avec les autorités et se rassemble soit dans des appartements soit des caves pour faire la fête au virus! Sans parler des rassemblement de famille pour fêter les anniversaires,etc...

    Je me rappelle d'un cours d’épidémiologie dans les années 80 le prof nous avait montré une courbe exponentielle du nombre de cas de grippe sur Paris et sa région. puis brusquement en 4 jours la courbe s'est complétement écroulée; en rigolant il nous a demandé s'il s’agissait de l’œuvre d'un nouveau médicament ou d'une vaccination massive de la population, et bien non c’était tout simplement la gréve totale de tous les transports en commun pour des revendications sur les retraites. d'ailleurs au cours de cette gréve la quasi totalité des salariés se sont très bien débrouillé pour aller au travail soit dans leur voiture soit en covoiturage. Mais l’épidémie fut complétement stoppée.
    Le problème c'est qu'en 2020 toucher au tabou du collectivisme des transports des écolodébiles qui nous dirigent c'est impossible ! Bientôt par leur stupidité typiquement maoïste on va monter à plus de 60000 cas/jour et ce sera pire quand l'hiver arrivera car la grippe et autres virus d'hiver se mélangeront au covid et la mortalité explosera pour tous les ages.
    Et cerise sur le gâteau à propos de l'immunité de ceux qui ont eu le virus il y a en moyenne une perte de 10 unités par mois du taux d'anticorps qu'ils ont fabriqué lors de leur infection donc dans quelques mois ils pourront être de nouveau malade de ce virus!
    Bonne soirée

    1. La_France_Peinarde - jeu 22 Oct 20 à 11 h 33

      Vous êtes bien mal renseigné. Les transports ont un taux de contamination largement plus faible que les bars, puisque tout le monde y est masqué, les véhicules sont largement ventilés (lisez l’analyse du Times sur ce sujet avec le métro de NYC), et on y reste peu de temps (contrairement...aux bars par exemple).

      Les espaces principaux de contamination sont :
      Réunions privées sous toutes les formes évidemment accentuées durant les fêtes
      Lieux de travail
      Bars

  7. La_France_Peinarde - jeu 22 Oct 20 à 11 h 27

    Japon, Corée, Chine, Vietnam, Nouvelle Zélande, Canada, Danemark, des pays aux cultures différentes qui ont tous réussis à combattre le virus (avec des résultats plus ou moins importants) mais qui ont un point commun : l’unité nationale, un vrai sens civique. La faute ici à tous les petits malins de tous bords et de tous âges qui se croient les plus forts, discutent tout, critiquent tout, à n’en plus finir - au milieu d’une absence de stratégie et d’un manque d’organisation massif aussi bien de l’Etat que des collectivités, des entreprises et des citoyens. Plutôt que confiner les vieux, confinons les cons.

  8. retouraumoyenage - jeu 22 Oct 20 à 12 h 23

    Visiblement la france peinarde a très mal lu l'article du Times car dans cet article les responsables du métro reconnaissent implicitement l’échec de la ventilation et sont en train de mettre en place des éclairages UVc pour réussir à détruire le virus. En réalité l'article démontre que plus on ventile plus on expose les passagers à la contamination car on brasse fortement l'air où les virus sont en suspension. La solution qu'ils proposent c'est d'aspirer l'air puis de faire passer cet air dans une ventilation contenant des lampes UVc et espérer détruire le virus. Le problème c'est qu'il faut exposer le virus aux UVc pendant 6 minutes trente sec pour qu'il soit détruit, ce n'est donc pas réalisable dans une conduite de ventilation.
    Ce qu'on demande aux entreprises et aux salles de classe c'est d'aérer 5 mn (ce qui totalement différent de ventiler) pour diminuer la concentration de virus dans la pièce.
    Les transports en commun sont et resteront toujours le lieu de plus forte contamination pour toutes les épidémies.

    1. Abolition_de_la_monnaie - jeu 22 Oct 20 à 12 h 30

      Si je suis votre raisonnement, les transports en commun des pays qui s'en sortent... n'existent pas ? Les mégalopoles d'Asie ont de gros transports en commun. Mais pas la même éducation pour l'hygiène. En France, combien de personnes vont se laver les mains juste avant de toucher le pain qu'ils vont manger avec les mains ?

  9. Abolition_de_la_monnaie - jeu 22 Oct 20 à 12 h 26

    Comme déjà dit,
    notre société actuelle est basée sur la violence et non sur l'intelligence.

    Dans tout pays où c'est l'intelligence qui prévaut, les citoyens comprennent comment porter un masque, (pas sous le nez, pas dans la poche pour le reprendre, n'en portent pas pour économiser de l'argent personnellement, etc, etc)
    en comprenant "pourquoi, d'une manière biologique".

    Dans notre pays, c'est "la peur du gendarme" qui dicte bon nombre de comportements. 🙁 Cette "peur de la police/justice" que prônent les extrémistes de notre société, quels qu'ils soient pour "éduquer".
    Résultat : lorsque certains ne sont plus dans la rue mais toujours dans les parties communes d'un immeuble et avant de prendre l'ascenseur, ils enlèvent leur masque.

    On est dans la débilité de l'humanité. Et c'est à mon avis cela que l'on va payer par le tsunami qui se prépare.

  10. citrouille43 - jeu 22 Oct 20 à 14 h 42

    Un manque flagrant d'éducation, de respect des règles, des autres... mais également de soi : voilà ce que reflète la situation dans laquelle nous sommes actuellement.
    ... et pour Mr Bill bob : ce n'est pas parce que l'on est en surpoids, hypertendu ou diabétique (c'est à dire personne à "risque") que l'on ne travaille pas, que l'on ne prend pas les transports en commun...
    Seulement, à cause de petits c***, qui, rendez vous compte, doivent avoir une vie sociale et se défouler après leur journée de travail ou de cours, et bien les personnes à risques, elles se confinent d'elles même, n'ont plus de vie sociale et ce afin de ne pas se trouver face à des irresponsables et je-m'en-foutistes.

    1. Abolition_de_la_monnaie - jeu 22 Oct 20 à 15 h 52

      J'ai déjà vu des personnes âgées à Lyon sans masque, ça n'a pas l'air d'être lié à l'âge comme disait le poète...

  11. ines perret - ven 23 Oct 20 à 16 h 08

    Dommage que seule la courbe des 'décés région' soit un cumul et non une valeur absolue.
    Ca frise le tour de passe-passe mathématique : on croit a tord que le nombre de morts est énorme alors qu'il est de 3 ou 4 par jour !

    1. Abolition_de_la_monnaie - ven 23 Oct 20 à 16 h 24

      Sauf qu'entre les visualisations qui trompent certains et vos chiffres qui sont faux, il faut essayer de voir la réalité ; exemple, lundi 19 octobre, 8 nouveaux décès dans le Rhône
      Et depuis les chiffres ne sont toujours pas ceux que vous annoncez.
      Mais encore une fois, quand on voit ça d'une façon comptable, les morts ne sont que des chiffres, alors... certains s'en foutent.
      🙁

  12. bill bob - ven 23 Oct 20 à 17 h 39

    Bon en attendant, les dirigeants politiques Français comme ceux de toute l'Europe n'ont jamais eu le courage de dire la réalité du risque.
    On fait des appli pour trouver , ou essayer, qui a contaminé qui , mais par contre, on ne fait rien pour limiter spécifiquement les risques pour sauver les personnes qui factuellement sont les plus mortellement exposées au covid.
    Le pire, c'est que nombre des personnes qui sont dans les critères les plus élevés de risque de mourir , donc pour faire simple qui risque le plus de mourir du covid, rejette purement et simplement toute action efficace qui éviteraient qu'elles meurent !!
    Comme si, moi, agé de 75 ans en surpoids et hyper tendu comme toutes les personnes en surpoids de mon âge, je vous disais : " non, moi, je ne suis pas concerné , je ne vais pas mourir du covid"
    A ce stade de la réflexion , que voulez vous faire de plus ?
    Les dirigeants en sont là. Ils considèrent que la maturité des Français concernés pour leur propre vie, n'est pas suffisante. Je sais que le pragmatisme qui peut m'être reproché est pratiqué tous les jours, toutes les heures en réa. Pourquoi les Français ne seraient pas capable d'accepter et de comprendre que les responsables de réa choisissent qui va mourir ou pas en fonction de ces critères très concrets ? Ce n'est pas etre inhumain de décider par rapport à ces criteres tres concrets de risque, c'est EXACTEMENT l'inverse, ca veut dire maximiser le nombre de personnes en vie !! Mais non , c'est inacceptable ! Difficile à accepter pour un cartésien.
    Pour dire les choses basiquement : On parle de vieux qui refusent d'être confinés alors qu'ils sont de très loin les plus en danger et que le confinement est la solution la plus efficace à ce jour....
    (pour les extrémistes fan de suède, il y a eu 586 morts en suede contre 521 en France par million d'habitants)

  13. Melinaida - dim 25 Oct 20 à 15 h 42

    Et donc, si on supprime les transports, les gens sans voiture vont bosser à pied ou seront au chômage partiel ?

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