(Photo by GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Coronavirus : derrière le masque obligatoire à Lyon, une situation sanitaire inquiétante

Face à une situation sanitaire qui se dégrade rapidement dans la métropole et en particulier à Lyon, la préfecture et la mairie ont décidé de rendre le port du masque obligatoire dans certaines zones de la ville comme la Presqu’île ou la Part-Dieu.

Ce mercredi matin, la préfecture du Rhône et la ville de Lyon ont présenté les contours de l’arrêté préfectoral qui entrera en vigueur ce samedi 22 août et qui impose le port du masque dans certaines zones de la ville de Lyon, à des horaires spécifiques d’une zone à l’autre. Une décision prise collégialement entre la préfecture du Rhône, la mairie de Lyon et la métropole. “L’objectif est d’éviter un reconfinement et que l’accélération du virus que l’on constate actuellement dérape”, prévient la préfète Céline Dindar. À ses côtés, le directeur régional de l’ARS (autorité régionale de santé) décrit une situation préoccupante : “le Rhône et la métropole sont le département le plus touché d’Auvergne-Rhône-Alpes. Le Rhône est passé en risque modéré. Le taux d’incidence est de 32,7 cas pour 100 000 personnes à Lyon”. Les tests reviennent aussi de plus en plus souvent positifs (3,6 %). Jean-Yves Grall, le directeur de l’ARS, pointe aussi un autre indicateur en hausse sensible : les appels à SOS Médecins. Les classes d’âge les plus touchées par cette reprise du virus sont les 20-40 ans, la plupart étant asymptomatiques. Grégory Doucet, le maire de Lyon, redoute que la situation empire : “des gens sont encore en vacances et certains auront séjourné dans des zones où le virus circule activement”. La ville de Lyon a d’ailleurs fait évoluer sa cellule de veille qui est devenue une cellule de crise. Pour éviter une deuxième vague, les autorités publiques en appellent donc aux gestes barrières et au civisme.

Comment a été défini le périmètre ?

L’arrêté préfectoral repose sur trois priorités : les zones de rassemblement festif et nocturne, celles de forte densité et les marchés. Les secteurs où le port du masque sera désormais obligatoire ont été validés par la ville de Lyon et la Préfecture. “Les regroupements de personnes nous ont permis d’identifier les zones et les territoires à risque”, souligne Grégory Doucet. Les principaux lieux concernés par l’obligation du port du masque sont les berges du Rhône et de la Saône, les grandes places de la ville, la Presqu’île et la Part-Dieu. “Le périmètre pourra être adapté ou prolongé dans le temps. Ce périmètre doit contenir la progression du virus”, poursuit le maire de Lyon. Les pouvoirs publics ont choisi, à la différence de Toulouse par exemple, de ne pas imposer le port du masque sur l’ensemble de la ville ou de certains arrondissements. “Notre réponse doit être proportionnée pour être comprise et partagée”, souligne Grégory Doucet. La préfecture du Rhône va étudier l’élargissement de cet arrêté préfectoral à d’autres communes de la métropole et notamment sur les marchés. L’arrêté préfectoral s’applique aussi aux cyclistes et aux usagers de trottinette.

Quelles seront les sanctions en cas de non-respect ?

La préfecture du Rhône annonce que face à la circulation plus active du virus des contrôles renforcés ont déjà lieu dans les lieux publics. L’arrêté préfectoral entrera en vigueur samedi 22 août, mais le week-end devrait être consacré à l’information et la prévention. Avant des sanctions à venir à partir de la semaine prochaine. La ville de Lyon a indiqué que des panneaux signalétiques seraient installés à partir de vendredi pour permettre aux Lyonnais de savoir précisément quand ils pénètrent dans une zone où le port du masque est obligatoire. Le non-respect du port du masque est passible d’une amende de 135 euros.

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4 commentaires
  1. Michel Raffin - 19 août 2020

    C'est vrai la situation est inquiétante : il y a 5 fois plus de morts à cause de la canicule que par le Covid-19. De plus rien ne dit qu'il y aura une deuxième vague. S'il n'y en a pas, alors ce sera une vague de suicides chez les directeurs de labos.

    1. Marc LOGIER - 19 août 2020

      Ah oui mais Lyon Capitale est enfin ravi que la mesure entre en vigueur le journal n'attendait que ça, depuis des semaines on avait droit à des articles qui espéraient le port du masque obligatoire dans les rues de Lyon en prenant exemple d'autres villes. Ils sont ravis parce que ça alimente drôlement bien leurs Unes et ça conduit les éventuels lecteurs à venir sur leur site pour consulter les endroits où le port du masque est obligé. La canicule vous pensez bien ce n'est plus du tout à la mode. 2003 c'est trop lointain. Vive la Covid 19 qui fournit aux journaux et à tous les médias des sujets en or et permet d'angoisser comme il faut une population captive. Que de rebondissements depuis mars 2020! c'est la fête dans toutes les rédactions ^^

    2. Fibzzz - 20 août 2020

      Bonjour,
      D'où tenez-vous ces chiffres ? J'ai bien cherché et je n'ai rien trouvé sur le bilan humain de la canicule en 2020. En 2003 celle-ci a fait 20 000 décès soit 10 000 de moins que la Covid en France cette année.

  2. Berdavr - 19 août 2020

    Bravo Monsieur Raffin, la caicule fait plus de mort que leur fameuse COVID 19 ( au féminin svp) tout cei est de l'instrumensation puire et simpkle

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