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Chaleur à Lyon : pourquoi la ville est-elle si chaude ?

Les aménagements urbains historiques et récents rendent la ville de Lyon encore plus chaude lors des pics de chaleur.




Chaque épisode caniculaire le souligne un peu plus. Le mercure monte davantage à Lyon que dans les autres grandes villes. Plus douloureux encore pour les Lyonnais, il redescend moins la nuit. À Paris, au plus fort du pic de chaleur de ce mois de juin, la température descendait sous les 20° quand elle dépassait encore les 25° à Lyon. Des météorologues de Météo France ont turbiné pour établir un palmarès des 70 grandes villes françaises qui vont le plus souffrir de la chaleur en 2040. Lyon occupe la deuxième place derrière Annecy. Une distinction dont la cité se serait bien passée. Au sortir d’un nouvel épisode caniculaire, la funeste prédiction n’a rien d’un lointain cauchemar. Située au bout de la vallée du Rhône, l’agglomération lyonnaise est la destination finale de courants d’air chaud qui remontent du Sud. Mais pour les météorologues, cette seule explication n’est pas suffisante. La ville en elle-même souffle sur les braises et l’activité humaine génère des îlots de chaleur, tels les parkings des centres commerciaux, les industries (par leurs activités, mais aussi l’architecture de leurs bâtiments) ou les grandes places minérales. Des îlots qui capturent la chaleur journalière et la restituent la nuit, bloquant le thermomètre au-dessus de 20°. La métropole de Lyon coche toutes les cases des aménagements les plus chauds.


Le poids de l’histoire




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