En plus du rapport de force médiatique, Grégory Doucet dispose de quelques leviers pour s’opposer à la Métropole de Lyon sur des projets qu’il ne jugerait pas en phase avec les intérêts de Lyon.
Rouvrir la rue de la République aux bus
Véronique Sarselli l’a promis et a les compétences pour le faire. En revanche, ce sera politiquement irréalisable à court terme. Notamment en raison de la rue Serlin qui est en train d’être végétalisée et totalement réaménagée. La Métropole de Lyon devrait ainsi tout casser quelques jours après la livraison des travaux. Rouvrir la rue de la République pose le casse-tête de faire effectuer un demi-tour aux bus à hauteur de l’hôtel de ville si la question de la rue Serlin ne peut être réglée. Dans la même veine, les travaux sur l’avenue des Frères-Lumière sont trop avancés pour être arrêtés.
Imposer des programmes immobiliers
Le logement sera la priorité de Grégory Doucet lors de son second mandat. Pour honorer sa promesse, il devra trouver des compromis avec la Métropole qui a la main sur la compétence urbanisme et des prérogatives sur le logement. Mais sur ce sujet, c’est le maire de Lyon qui, face à la Métropole, aura un droit de veto. Au final, les permis de construire sont signés dans les communes. Les maires ont donc la possibilité, et le mandat précédent l’a rappelé avec des crispations régulières entre la majorité métropolitaine écologiste et les maires LR, de bloquer l’action de la Métropole. Grégory Doucet veut construire plus et notamment du logement social, projetant d’arriver à 30 % à Lyon.
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Ce que la Métropole de Lyon peut difficilement imposer à Grégory Doucet