Victor Gomez, directeur du Concours international du Gamay (Lyon)
Victor Gomez, directeur du Concours international du Gamay (Lyon)

"Aujourd'hui, on déguste plutôt des vins de cépage que que des vins d'appellation"

Victor Gomez, directeur du Concours international du Gamay, qui se tient à Lyon samedi 14 janvier, est l'invité de "6 minutes chrono".

Cent vingt-cinq dégustateurs, moitié professionnels moitié amateurs, se donnent rendez-vous samedi 14 janvier à la Cité internationale de Lyon pour la 13e édition du Concours international du Gamay.

Leur objectif : choisir, parmi 850 échantillons de vins en cépage gamay, le trophée du "Meilleur gamay du monde".

Il existe plusieurs types de gamay. Si le plus connu est le gamay noir à jus blanc (qu'on retrouve dans le Beaujolais) ainsi que ses nombreux clones, on trouve également le gamay Fréaux, le gamay de Chaudenay et le gamay de Bouze qui eux ont, non seulement une peau noire, mais aussi un jus plus ou moins coloré. De nombreux synonymes et autres variétés existent autour du gamay.

On en trouve au Canada, aux Etats-Unis, en Suisse (deuxième pays le plus planté), en Slovénie, en Slovaquie, etc. "Souvent, explique Victor Gomez, directeur du Concours international du gamay, ce sont des viticulteurs beaujolais qui se sont expatriés et qui ont embarqué un pied de vigne avec eux qu'ils ont planté."

Si le concours permet de valoriser le cépage du Beaujolais, il est aussi en phase avec la tendance actuelle de consommation du vin qui fait la part belle à la "dégustation de vins de cépage plutôt que d'appellation".

L'(ex) mauvaise réputation du gamay

En 1395, Philippe le Hardi prend une une ordonnance condamnant "le très mauvais et très déloyal plant nommé gaamez", avec l’interdiction du cépage (et de tous les cépages autres que le pinot ). "Le gamay est un des cépages les plus compliqués au monde à vinifier. Il est très capricieux. Avec les techniques de vinification, le passé qu'on a, on a compris ce cépage" explique Victor Gomez.

Aujourd'hui, le gamay serait même en devenir selon le directeur du Concours international du gamay. A ce jour, environ 13 000 hectares de vignes sont cultivés en Beaujolais, sur un total de près de 40 000 hectares exploitables. Il y a donc encore de la marge. Selon la Sicarex (centre de recherche viti-vinicole du Beaujolais), il existe plus de 1000 souches de gamay, dont certaines seraient plus résistantes aux hautes températures que d’autres. Une bonne nouvelle face aux effets du réchauffement climatique.

A quoi sert une médaille d'Or ?

"C'est un peu comme des avis lorsque vous réservez un hôtel : vous avez besoin d'être sécurisé et de savoir s'il est à bien". Pour le vin c'est pareil : " quand vous êtes en rayon, vous regardez d'abord le prix, puis l'étiquette et enfin la médaille." Si, comme tous les concours, les dégustations se font à l'aveugle, la singularité du Concours international du gamay réside dans le fait que chaque table de dégustation comprend deux dégustateurs professionnels et deux dégustateurs amateurs. "Les professionnels garantissent la conformité du vin et les amateurs la goût du consommateur. " Car, explique Victor Gomez, "si ça plaît à un amateur, c'ets lr principal car c'est lui qui achète le vin au final".

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