L’affaire Cervantes semblait close, mais la société OI Manufacturing, condamnée dans un deuxième jugement à payer les pots cassés, a décidé de faire appel de la deuxième décision du tribunal des affaires de sécurité sociale de Lyon.
Le 19 novembre dernier, le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Lyon reconnaissait, après cinq années de procédure, l’origine professionnelle du cancer du pharynx contracté par Christian Cervantes, ex-verrier de Givors aujourd’hui décédé (lire ici).
Un précédent jugement, datant du 9 avril 2014 et rendu par la même juridiction, reconnaissait aussi l’origine professionnelle d’un cancer "du plancher buccal" dont était également atteint Christian Cervantes. Mais, contrairement à ce jugement, qui n’avait pas fait l’objet d’un recours, cette fois la société OI Manufacturing a décidé de faire appel. L’audience est fixée au 13 octobre prochain.
La différence entre les deux cas ? Le tribunal a cette fois décidé "la prise en charge de l'“adénocarcinome de la paroi pharyngée de l'amygdale”, dans le cadre de la législation professionnelle, opposable à la société O.-I. Manufacturing", ce qui n’était pas le cas lors du premier jugement où c’était à la CPAM de dédommager la famille de Christian Cervantes. Cette fois, la responsabilité devait incomber à l’entreprise…
Un autre verrier de Givors à qui la reconnaissance de "maladie professionnelle" n'a pas été attribuée vient de décéder, à l’âge de 62 ans. Il devrait être enterré vendredi.
