Paul Bocuse : "une belle reconnaissance"

Le "repas gastronomique français" a été classé, jeudi 16 novembre 2010, au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Une première.

"La cuisine française est bonne alors ?" A bientôt 85 ans, Paul Bocuse, le "pape de la gastronomie française", n'a rien perdu de son sens de l'humour légendaire. Il réagissait, "heureux", à l'inscription, mardi 16 novembre 2010, du "repas gastronomique français" au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Repas ou gastronomie ? Selon Annick Vin, de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (Mfpca), chargée par l'Etat du dossier, "le repas est le laboratoire d'expérimentation de la gastronomie, il réunit tous ses us et coutumes".

Donc, au final, l'Unesco loue la gastronomie tricolore. Pour le comité intergouvernemental de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : "le repas gastronomique des Français est une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes, tels que naissances, mariages, anniversaires, succès et retrouvailles. Il s’agit d’un repas festif dont les convives pratiquent, pour cette occasion, l’art du "bien manger" et du "bien boire". Le repas gastronomique met l’accent sur le fait d’être bien ensemble, le plaisir du goût, l’harmonie entre l’être humain et les productions de la nature".

Apéro, entrée, poisson, viande, accompagnements, fromages, dessert et... digestif

Côté français, le repas "doit respecter un schéma bien arrêté : il commence par un apéritif et se termine par un digestif, avec entre les deux au moins quatre plats, à savoir une entrée, du poisson et/ou de la viande avec des légumes, du fromage et un dessert". Il y a quelques années, Paul Bocuse avait initié, avec Alain Ducasse, Pierre Troisgros, Marc Veyrat et Michel Guérard, l'idée d'une inscription de la cuisine tricolore sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Paul Bocuse a qualifié de "belle reconnaissance" cette inscription à l'Unesco, "celle de la cuisine d'Escoffier, de tradition et identifiable" ainsi qu' "un art de vivre bien particulier".

Par "patrimoine culturel", il faut entendre les traditions héritées du passé, mais aussi les pratiques rurales et urbaines contemporaines, propres à divers groupes culturels, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaire à l'artisanat traditionnel. Ainsi, aux côtés du "repas gastronomique français" ont été inscrits les défilés de porte-à-porte et masques des Jours gras dans les villages de la région de Hlinecko en République Tchèque, le système normatif Wayuu, appliqué par le Pütchipü’üi (palabrero) en Colombie ou encore l'art du pain d’épices en Croatie du Nord.

à lire également
En hommage à la gastronomie lyonnaise et à ses chefs, Vatel lance La Toque de Lyon, un chocolat artisanal confectionné à partir de cacaos grands crus de caractère.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut