Les restos de l'été (4/5) : Qu'importe l'ivresse

Le propriétaire du Qu'importe l'ivresse est comme un pacha sous les néons, donnant du " vous " à chacune des jeunes dames pour qu'elles lui passent herbes, gros sel et casserole. " J'adore travailler avec des femmes ", se réjouit-il. Eric leur confie d'ailleurs volontiers ses fourneaux. " Je crois qu'elles sont globalement plus douées dans un métier qui les a sciemment écartées, par machisme ", avance-t-il même.

La carte change ici toutes les semaines, et l'on sert au Qu'importe l'ivresse une véritable cuisine du marché. Accompagnée, ce qui n'est pas négligeable, d'une jolie carte des vins, élaborée par la fille œnologue du patron. Et si le badaud tombe à point, il lui sera possible de découvrir dans cette portion non touristique de la rue Mercière la fameuse salade niçoise d'Eric. " La vraie, précise-t-il, celui qui me dit qu'il y a des pommes de terre ou de la salade verte dans la niçoise, je l'attache au lustre ", rugit le chef, en énumérant avec appétit les légumes qu'il y découpe. " Des artichauts violets, des poivrons, verts et rouges, des févettes, un concombre, des oignons cébettes, des olives, mais pas de légumes cuits, surtout pas ", insiste-t-il. Et on n'a pas envie de le contrarier, Monsieur Allouch. On a juste envie de les goûter, les artichauts crus bien assaisonnés, parce qu'il est probable que ça mette tout le monde d'accord. Dalya Daoud

En vidéo (par Bastien Gouly) : Comment Eric Allouch fait sauter la girolle, goûte son jus, et remue le taboulé comme si c'était de la poudre d'or.

Qu'importe l'ivresse, 3 rue Mercière, Lyon 2è. Tél. : 04 78 37 12 92.

Dans la série des 'restos de l'été', retrouvez aussi Le Bistro Pizay, La Cantine des sales gosses, L'Eskis.

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