La véritable histoire de la papillote lyonnaise

Lyon et le chocolat, c’est une belle histoire d’amour, les grandes maisons de chocolatiers de la ville sont là pour le rappeler. Mais une gourmandise est particulièrement liée à la capitale des Gaules : la papillote. Et sa légende aussi est une histoire de séduction.

Quand l'amour donne des papillotes dans le ventre. La légende – et le succès – du bonbon lyonnais à l'emballage doré et frangé est née d'une histoire de cœur. C'est ce que l'on raconte rue du Bât-d'Argent, depuis plus de deux siècles.

Peu après la Révolution, c'est dans cette rue que se tenait l'échoppe de M. Papillot, confiseur dont le nom allait bientôt traverser les âges. Pour l'heure, autour de 1790, c'est son commis qui profite des talents de son patron.

Un jeune amoureux chapardeur et poète

Comme beaucoup de jeunes hommes, notre commis est amoureux. Et, pour s'attirer les bonnes grâces de sa belle, il n'hésite pas à chaparder quelques friandises à son patron pour les lui offrir. Histoire de parfaire le présent, le jeune commis emballe les chocolats dans des petits papiers sur lesquels il griffonne quelques vers passionnés.

Mais M. Papillot est suspicieux et attentif à sa production. Il surveille son employé et s’aperçoit du manège. Le jeune commis ne remettra plus les pieds dans la confiserie. Son idée en revanche sera conservée par le patron. Le flair du commerçant. Charmé par l'idée de son commis, ce bon Papillot se met à commercialiser des friandises accompagnées, non plus de mots doux, mais de proverbes et de citations. Avec un succès certain.

Révillon et le succès commercial

Ce n'est qu'un siècle plus tard que la papillote prendra réellement son envol, avec les investissement des familles Thomas et Pelen dans la fondation de la chocolaterie Révillon, sur l'actuelle avenue Général-Leclerc (7e arrondissement).

La papillote se décline aujourd’hui en dizaines de références, chez Révillon toujours, mais aussi chez Voisin ou Janin. En revanche, on ne sait toujours pas si l’idylle entre les deux tourtereaux à l'origine de la légende s'est poursuivie ou si la fin des papillote signa aussi celle des papillons.

à lire également
Les cortèges ont jusqu'alors déambuler sans encombre dans les rues de Lyon. Mais aux alentours de 14h45, les forces de l'ordre ont fait usage des premiers gaz lacrymogènes de la journée.
1 commentaire
  1. FEFI - 26 décembre 2016

    Et pourquoi?... la chocolaterie ne s'est pas appelée Réveillon?

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut