SaintéLyon

SaintéLyon, l’autre fête des lumières

La plus grande course d’allumés française de fin de saison, qui se déroulera dans la nuit de samedi à dimanche, prendra cette année des airs d’autre Fête des lumières.

SaintéLyon ()

©GillesReboisson

Chaque année, à la même époque, c'est le même cirque : des milliers de gus en collant, poche à eau dans le dos et frontale vissée sur le crâne se convainquent de relier Saint-Etienne à Lyon, en pleine nuit... et en courant.

Dans le jargon, on appelle ça la SaintéLyon. Pour cette 62e édition, ils seront 6 950 à prendre le départ des 72 km, un record (15 000 sur l'ensemble des quatre courses – 22 km, 44 km et relais).

Cette année, la SaintéLyon aura une saveur particulière : malgré l'état d'urgence, cette "autre fête des lumières" n'a pas été annulée (seuls les manifestations et les rassemblements à visée revendicative – pouvant générer des risques pour la sécurité et l'ordre public – sont interdits à Lyon ce week-end, explique la préfecture)*.

* Les organisateurs ont néanmoins doublé le nombre de vigiles (de 50 à 100), tout comme les patrouilles de police, le tout saupoudré de contrôles et de fouilles à l'entrée de la halle Tony-Garnier, lieu d'arrivée des coureurs.

La nuit, tout devient magique

“Autre fête des lumières” car 15 000 lumignons ambulants étirés sur 72 km, ça fait effectivement un sacré ballet ! Et un bel hommage aux victimes des attentats (comme le feront les Lyonnais trois jours plus tard, en déposant leurs lumignons sur le rebord de leurs fenêtres).

Pourquoi la SaintéLyon attire-t-elle autant de coureurs ? "C'est la doyenne des courses d'ultra en France et la plus grande course nature française", répond Extra Sports, l'organisateur... du moins prestataire pour le compte du CT Lyon – qui compte parmi les plus anciens clubs cyclistes de l'Hexagone (1925).

Des Bosses et Des Bulles ()

©Mathieu Forichon

Quel rapport entre le vélo et la course à pied, me direz-vous ? L'épreuve fut imaginée par les cyclotouristes lyonnais qui voulaient garder la forme l'hiver. En 1952, ils mettent sur pied une marche, en alternance sur deux jours, via le GR7 entre Lyon et Saint-Etienne. C'est aujourd'hui un immense serpentin de lumière (en sens inverse) à travers les monts du Lyonnais qui se boucle, pour les premiers... en moins de 5h30 (et plus de 10h30 pour les derniers).

Pour les élites, la SaintéLyon c'est un peu le champignon sur la bûche (de Noël), clôturant leur saison.

Et puis, si le parcours n'a rien de véritablement intéressant de jour (il peut en revanche devenir assez technique à certains passages), la nuit tout devient magique. "Sans un départ en pleine nuit [à minuit, NdlR], on perdrait tout le piquant de l'épreuve", explique Romain Houzé, d'Extra.La base-line de la SaintéLyon – "Courir la nuit, ça n'a rien à voir" – est devenue mythique. Comme la course. Et chaque année, ils sont de plus en plus nombreux à tenter l'aventure nocturne hivernale.

Avec, en guise de cadeau de Noël, le sacro-saint T-shirt "finisher" (que certains porteront, à coup sûr, le soir du réveillon...).

La SaintéLyon en chiffres

SaintéLyon ()
62e édition
1 million d’euros de budget
réparti en 75 % d’inscriptions, 25 % de sponsoring et 5 % de subventions publiques
15 000 coureurs
– dont 46 % sur la SaintéLyon (72 km), 21 % pour la SaintExpress (44 km), 15 % pour la SaintéSprint (22 km) et 18 % sur les formules relais
– dont 81 % d'hommes et 19 % de femmes
– moyenne d’âge : 37 ans
– 16 pays représentés (3 % de coureurs étrangers)
550 bénévoles
60 médecins, infirmiers, podologues, ostéos + PC médical
5 000 m2 de structures montées sur les ravitos et à la halle Tony-Garnier

Des bosses et des bulles

Des Bosses et Des Bulles ()

©Mathieu Forichon

Le trail illustré qui s'adresse aux coureurs qui ne se prennent pas (trop) au sérieux. Avec Des bosses et des bulles, le fortiche Mathieu Forichon revient, deux ans après son premier opus, Premières foulées. Des dessins rigolos, bienveillants et sacrément bien sentis sur le petit milieu du trail running.

Dédicace tout le week-end à la halle Tony-Garnier.
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