OL-Nice : baston programmée entre supporters

Historiquement, il n'y a aucune rivalité entre les deux villes et les deux clubs, mais depuis une altercation sur une aire d'autoroute, des supporters niçois ont décidé de profiter de l'occasion pour venir se faire justice. Rappel des faits. Le 15 septembre dernier, sur l'aire de repos Beaune-Merceuil sur l'A6, des membres de la Cosa Nostra Lyon croisent des supporters appartenant à la Brigade Sud de Nice.

Une altercation éclate. Insultes, jets de projectiles et de fumigènes, les employés de l'aire d'autoroute assistent à un véritable carnage. Les Lyonnais réussissent à voler une banderole appartenant aux supporters niçois, ce qui est considéré comme une insulte suprême pour un groupe d'ultras. Depuis cet incident, la Brigade Sud de Nice bâche à domicile et même à l'extérieur : "15 septembre" en référence au jour du vol. Une manière de faire passer un message aux ultras lyonnais.

Depuis quelques semaines, la rumeur circule à Nice d'une terrible vengeance de la Brigade Sud. Nous avons sollicités Annie Saladin, responsable de la sécurité à Gerland, qui n'a pas souhaité répondre à nos questions. Visiblement le sujet semble sensible du côté de l'Olympique Lyonnais, d'autant que lors du dernier match de championnat à domicile opposant l'OL à Strasbourg des supporters lyonnais du virage sud ont déployé des banderoles provocatrices et sans équivoque. "Qui ne s'arme pas n'est pas niçois" ou encore "Le 15/12/07, au menu : salade niçoise".

Selons différentes sources policières, 1000 à 1500 supporters niçois sont annoncés du côté de Gerland. Pierre Bideau, l'attaché de presse de l'OL nous précise "que la sécurité mise en place à l'intérieur du stade sera identique à une rencontre de championnat." Par contre, plus de 500 CRS seront postés aux abords de l'enceinte sportive. Mais ce qui inquiète le plus les forces de l'ordre, c'est le déplacement de certains supporters niçois à titre d'indépendants, histoire de ne pas se faire repérer. "Nous sommes sur le qui-vive. Un fight est programmé et notre objectif, c'est d'éloigner et de maîtriser les fauteurs de troubles le plus loin possible du stade de Gerland", confie à Lyon Capitale un haut fonctionnaire de police. Une mission compliquée alors que les "supporters" lyonnais et niçois sont décidés à en découdre. Le constat est déjà amer : après l'Italie, la violence est de retour autour des stades Français. Il serait bon de calmer le jeu avant qu'un drame ne survienne.
Repère
La mode du fight
Sorte de combat en bande à main nue, sans armes ni coup vicieux, le "fight" prend de l'ampleur en France. Le 28 novembre dernier, deux fights se sont déroulés en amont des matchs Nancy-Lille et Nice-PSG.

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