La grande Roue place bellecour © tim douet_0069
@ Tim Douet

Lyon : cinq choses que vous ignorez peut-être sur la place Bellecour

La place Bellecour reste un élément incontournable de la vie des Lyonnais. Elle regorge de mystères et de légendes. Voici cinq choses que vous ignorez peut-être sur la place Bellecour.

Certains la traversent tous les jours, d'autres se donnent rendez-vous sous la queue du cheval, la place Bellecour fait partie du quotidien des Lyonnais. Régulièrement, certaines rumeurs plus ou moins vraies resurgissent sur la place, Lyon Capitale vous propose cinq choses à savoir sur Bellecour l'incontournable.

De Bella Curtis à Bellecour

Après avoir été occupée par des entrepôts et des maisons sous les Romains, celle qui deviendra la place Bellecour est surtout un grand champ régulièrement laissé à l'abandon durant le Moyen Age. Au XIIe siècle, l'archevêque de Lyon est le propriétaire des lieux qui sont alors occupés par une vigne connue sous le nom de "Bella curtis", beau jardin en latin. Lors de la renaissance, les mauvaises herbes sont de retour dans le pré "Bellecour". En 1562, durant les guerres des religions, le Baron des Adrets la transforme en camp d'artillerie. En 1604, sur volonté d'Henri IV, Lyon décide de racheter le pré de six hectares enfin d'en faire une place publique.

L'autre statue Louis XIV place Bellecour

La statue équestre de Louis XIV n'est pas la seule à avoir trôné au centre de la place Bellecour. Une première devait être dédiée à Louis XIII, elle est annulée en 1628 à cause de la peste. Plus tard, Lyon décide de faire construire une statue à la gloire de Louis XIV. Elle est commandée au sculpteur parisien Martin Desjardins en 1688 qui ne l'achèvera qu'en 1693 – 1694. Lyon n'a pas les moyens de payer son transport jusqu'en 1700. Enfin, elle prend le bateau, contourne la France et passe par Gibraltar pour échouer misérablement à Oullins. Faute de financement pour l'installer, elle est enfermée dans un hangar pendant douze ans. Elle trône enfin en 1713, inaugurée le 28 décembre. Sa vie mouvementée est loin d'être terminée. Sous la Révolution, elle est détruite le 28 aout 1792. Vous pouvez découvrir un dessin de cette statue sur la plateforme Numelyo de la bibliothèque municipale de Lyon (cliquer ici).

Le sculpteur de la statue équestre de Louis XIV ne s'est jamais suicidé.

Contrairement à ce que dit la légende, le sculpteur François-Frédéric Lemot ne s'est jamais suicidé après avoir oublié les étriers de la statue équestre de Louis XIV. Cette oeuvre inaugurée le 6 novembre 1825 est une statue à la romaine. Comme le veut la tradition, l'absence d'étriers est tout à fait normale.

Pour les façades : merci Napoléon

Les propriétaires d'un appartement place Bellecour n'ont le droit à aucune excentricité pour leur façade. En 1714, ils suivent les plans précis définis par l'architecte Robert de Cotte qui opte pour des façades à l'antique. Leurs héritiers n'en profiteront pas longtemps ! Sous la Révolution, ces symboles de l'aristocratie sont détruits par 600 ouvriers. Napoléon décidera de les faire reconstruire dans un nouveau style. Suite à la loi du 9 mai 1806, en échange d'exonération de taxes, les propriétaires sont obligés de commencer les travaux sous trois mois et devront les finir avant trois ans. Peu de temps après, Napoléon se rend à Lyon. Surpris de se retrouver face aux façades qui n'ont pas encore leurs décorations, il se serait exclamé : "Quelles casernes m'a-t-on foutues là ?".

Une gare place Bellecour ?

En 1845, Lyon souhaite accueillir une grande gare pour entrer de plein fouet dans l’ère du chemin de fer. Quelques voix suggèrent alors de construire un gigantesque édifice sur la place Bellecour. Les Lyonnais hurlent au blasphème, ils ne veulent pas sacrifier l’une de leurs fiertés. Selon l’historien Félix Benoit dans son ouvrage Lyon Secret, le maire en personne, s’oppose au projet lors du conseil municipal du 20 février 1845. D'autres suggèrent d'installer la gare au sud de la Guillotière, le long du Rhône. Au final, c’est Perrache qui sera choisi le 12 novembre 1845.

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3 commentaires
  1. SophieV - 12 avril 2015

    Article très intéressant, même si la place Bellecour n'est pas ma préférée, la statue de Louis XIV me donne de l'urticaire, elle symbolise bien le conservatisme lyonnais.

  2. FOurs - 1 mai 2015

    Je ne crois pas qu'il y ait eu de maire à Lyon en 1845. C'est le préfet qui gérait la ville…

  3. Florent Deligia - 1 mai 2015

    Il y avait bien un maire : Jean-François Terme (1840 - 1847). C'est en 1852 que le pouvoir est confié au préfet. Cordialement

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