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©REMY GABALDA / AFP

Rosen Hicher, ex-prostituée en colère contre le Sénat

Un rassemblement se tient ce dimanche à Paris à l’occasion de l’arrivée de Rosen Hicher. Partie de Saintes, dans les Charentes-Maritimes, le 3 septembre, elle veut que les sénateurs votent la loi visant à lutter contre le système prostitutionnel.

Cette ancienne prostituée âgée de 57 ans est partie de Saintes, en Charentes-Maritimes, à pied pour rejoindre la capitale. Cette marche symbolique vise à réclamer l'abolition de la prostitution et la pénalisation des clients.

Sa démarche vient d'être accompagnée par 200 élus, qui ont publié une tribune dans le JDD, ce dimanche. Ils demandent aux sénateurs de voter "rapidement un texte équivalent ou renforcé à celui adopté par l'Assemblée nationale" il y a un an.

Le Sénat a supprimé l’article sur la pénalisation des clients

Pour le moment, le texte n'est pas à l'ordre du jour au Sénat. Celui-ci, en commission spéciale, a même supprimé l'article 16 sur la pénalisation des clients.

Dans le manifeste, signé notamment par Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, et Serge Grouard, maire (UMP) d'Orléans, les élus rappellent que "la prostitution est d'abord une exploitation des plus vulnérables" et estiment que "seule une articulation accrue des différents niveaux de compétence et une coopération renforcée entre collectivités permettra d'apporter une réponse cohérente à la complexité des enjeux prostitutionnels". D'ailleurs, Rosen Hicher s'interroge fort justement : "Pourquoi la loi est-elle bloquée ?" La machine législative est bien grippée à ce sujet et ces élus tentent de la relancer.

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