Manifestation du personnel du Vinatier

Ce jeudi matin, une centaine de manifestants s’étaient rassemblés devant les locaux de l’agence régionale de santé, pour dénoncer la situation à l’hôpital psychiatrique du Vinatier, mais aussi la politique nationale en matière de soins psychiatriques.

"Aujourd’hui, il vaut mieux ne pas tomber malade", lâche Mathieu Berquand-Merle, infirmier au Vinatier. Ils sont une centaine, ce jeudi matin, devant les locaux de l’agence régionale de santé (ARS), réunis là pour dénoncer la situation et les incidents dans l’hôpital psychiatrique du Vinatier, et plus largement la politique d’économie menée par l’Etat en matière de soins psychiatriques. Une manifestation composée en grande partie de membres du personnel soignant du Vinatier, excédés par leurs relations avec la direction et les incidents des dernières semaines au sein de l’établissement, qu'ils pensent "appelés à se reproduire si rien n'est fait".

“On laisse partir des gens qui n’ont pas fini leurs soins”

"Cela fait six mois que nous n’avons plus de DAU [dispositif d’appel d’urgence, NdlR]. Les urgences sont débordées, à cause des politiques de fusion des structures extra-hospitalières et des fermetures de lits. Du coup, au Vinatier, quand on est en surcharge, on laisse partir des gens qui n’ont pas fini leurs soins, c’est un scandale", raconte Mathieu Berquand-Merle.

Une résorption du déficit au prix de la sécurité ?

"Avec cette politique d’austérité et ces plans d’économie, l’insécurité au travail n’a jamais été aussi grande. Nous n’avons plus de déficit, mais on ne peut plus traiter les patients correctement. Aujourd’hui, nous exigeons de la direction le retour d’un dispositif similaire au DAU, mais aussi de lever des fonds auprès de l’ARS. C’est un hôpital qui a un excédent budgétaire nous demandons à ce qu'une partie de cet excédent soit consacré à la réouverture des 40 lits qui ont été fermés en 2013 et à de l’embauche de personnel", explique Marc Auray, secrétaire du syndicat CGT du Vinatier.

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