Cizeron, retour d'ascenseur ?

D'après Le Progrès, il va rejoindre début juin le groupe GL Events, comme directeur du développement. L'information n'a pour l'instant pas fait grand bruit. Elle interroge pourtant. Car lors du premier mandat de Gérard Collomb, un monopole de fait a été donné à GL Events sur l'organisation de grands congrès à Lyon.

Outre la Cité Internationale, l'entreprise d'Olivier Ginon (605 millions d'euros de CA en 2008) a obtenu ces dernières années la gestion de la salle 3000 et a racheté les parts de la Ville de Lyon dans Sepel, la société d'exploitation d'Eurexpo... Autant de dossiers suivis de près par le cabinet du Grand Lyon. "Il a surtout été très directement en charge du dossier d'Eurexpo, qui s'est fait par une vente de gré à gré. C'est lui qui a négocié. Et j'étais en désaccord complet avec lui. Je pensais qu'il ne fallait pas vendre à GL Events, qu'il fallait garder un peu de pouvoir là-bas. D'ailleurs, je ne crois pas que les salons se soient beaucoup développés depuis" se souvient Patrick Bertrand, ancien vice-président du Grand Lyon en charge des marchés publics, qui avait démissionné en dénonçant des marchés "pipés" dans son dos.

Aujourd'hui, il juge le passage de Christophe Cizeron à GL Events "pas illégal, mais anormal." Au moment où nous écrivions ces lignes (fin avril), Christophe Cizeron avait refusé de répondre à nos questions. Depuis il a fait quelques efforts et a bien voulu nous recevoir dans son bureau du Grand Lyon. Il a indiqué qu'il avait saisi la Commission de déontologie de la fonction publique alors qu'il n'y est pas tenu. N'étant ni énarque, ni fonctionnaire de métier, M. Cizeron n'avait en effet aucune obligation de saisir la commission. Ce qui fait dire au leader de l'opposition UMP au Grand Lyon, François-Noël Buffet : "c'est tout à son honneur. Attendons donc de voir les résultats de la Commission avant de nous prononcer". Ultime précaution dans ce dossier, Christophe Cizeron précise qu'il n'aura la charge d'aucun dossier en rapport avec Lyon chez GL events.
Lyon Capitale reviendra dans son prochain numéro sur cette affaire.
Slim Mazni et Raphaël Ruffier-Fossoul

Crédit photo : MaxPPP

Cet article reprend avec une mise à jour l'article publié dans le numéro de mai de Lyon Capitale (en kiosque depuis le 30 avril).

à lire également
© Jibé pour Lyon Capitale
Mises au régime par l’État, les collectivités locales semblent avoir coupé le robinet des gaspillages. Mais il reste de nombreux efforts à faire. Exemple à Lyon, dans le Rhône et plus largement en Auvergne-Rhône-Alpes.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut