Lyon a du talent ! Et pour une fois on ne vous parle pas de chanteurs, de cuisiniers ou d’acrobates. Mercredi 29 avril, ce n’est pas The Voice, Top Chef ou La Nouvelle Star qui débarque à Lyon, mais la deuxième édition française de Ma thèse en 180 secondes. Avant cette grande soirée à l’université de Lyon, dont nous sommes partenaires, vous pourrez découvrir tous les jours en avant-première sur le site de Lyon Capitale l’un des 14 doctorants retenus pour la finale lyonnaise. Leur défi : ils ont 3 minutes pour vous rendre leurs travaux passionnants. Trois minutes pour que des intitulés a priori extrêmement ardus deviennent parfaitement clairs pour vous. Un seul d’entre eux sera retenu pour la finale nationale.
La candidate du jour : Élise BERTHEL
Université Lyon 1
2e année de doctorat
Intitulé de sa thèse : Étude du rôle de la protéine onco-suppressive BRCA1 dans la régulation de la traduction des ARNm
Son parcours en 5 dates
2008 : Fin du lycée, entrée à la faculté des sciences de St-Étienne
2010 : Fin de la 2e année, décision de faire sa 3e année à Lyon 1 afin de pouvoir intégrer le master orienté biologie cellulaire et oncologie
2011 : Entrée en master GBC (Génétique & Biologie cellulaire) à Lyon 1 pour “ce qui sera sans doute les deux meilleures années de ma vie scolaire : on se spécialise de plus en plus, donc les cours sont de plus en plus intéressants !”
5 juillet 2013 – “seule date vraiment précise, sans doute parce qu’elle marque le moment le plus important de mon parcours !” : “Je réussis le concours à l’école doctorale et commence ma 1re année de thèse.”
“Il me manque une 5e date… Je vais la garder pour le jour “spécial” où je soutiendrai ma thèse !”
L'objet de sa thèse en 3 lignes
La protéine BRCA1 (breast cancer 1, “cancer du sein 1”) est une protéine majeure de prédisposition au cancer du sein. “Notre équipe a montré que cette protéine est impliquée dans la régulation de la traduction de certains ARNm, mécanisme important pour la cellule.” L’objet de cette thèse consiste à rechercher les ARNm cibles de BRCA1 ainsi que le mode de régulation qu’elle exerce.
Pourquoi avoir choisi ce thème ?
“Pendant mes études, j’étais particulièrement intéressée par la cancérologie en général. Chaque famille est bien sûr touchée par cette pathologie et je voulais mieux comprendre ce qui arrive quand le cancer apparaît. J’ai assisté à des conférences sur ce domaine, dont l’une, intitulée “BRCA1 et le cancer du sein”, était dispensée par celle qui allait être ma future chef d’équipe ! J’ai su dès lors que je voulais travailler sur ce sujet.”
Pourquoi souhaitiez-vous participer au concours “Ma thèse en 180 secondes” ?
“Je pense que c’est important de savoir vulgariser son travail, les scientifiques sont souvent considérés comme des petits rats de laboratoire dans un monde bien à eux, avec un vocabulaire parfois trop compliqué… Mais, lorsqu’on travaille sur une pathologie qui touche malheureusement autant de monde, il faut que l’on sache “communiquer” avec tous ceux qui se posent des questions. C’est à nous de faire en sorte que les gens comprennent le sens de notre travail, quels sont les enjeux, nos compétences et nos limites. D’autant plus que dans notre domaine on fonctionne beaucoup grâce aux dons. Je me suis inscrite à ce concours pour tout cela, parce que je pense que ce genre de concours peut y aider !”