Malgré l’interdiction préfectorale, 10 000 personnes ont investi les rues de Lyon ce samedi 24 octobre. De Jean-Macé à la Guillotière, les manifestants ont été dispersés à plusieurs reprises par les CRS, dans une journée mêlant fanfare, slogans et affrontements sporadiques.
Place Jean Macé, dans le 7e arrondissement, près de 1500 personnes se sont réunies ce samedi en début d’après-midi. Les forces de l’ordre ont ensuite rapidement dispersé ce rassemblement non déclaré, pourtant situé hors du périmètre d’interdiction. Mais les manifestants n’ont pas renoncé. Quelques rues plus loin, des groupes se sont reformés, entraînant un cortège mobile rejoint par toujours plus de personnes, régulièrement repoussé par les barrages policiers et les tirs de gaz lacrymogènes.
Derrière les nuages de gaz, l’ambiance est pourtant restée festive la plupart du temps. Une fanfare a accompagné les manifestants, qui dansaient et scandaient leurs revendications au fil des rues. La mobilisation a notamment rassemblé des travailleurs, des jeunes et des lycéens venus exprimer leur colère face au gouvernement.

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"Il n’est plus possible de rester silencieux"
Sébastien, ouvrier de 37 ans, n’avait pas participé à la mobilisation du 17 octobre. Cette fois, il a décidé de descendre dans la rue. "Quand l’État porte atteinte aux libertés fondamentales que sont le droit de manifester et la liberté d’expression, il n’est plus possible de rester silencieux", explique-t-il. De son côté, Maureen, 17 ans, a rejoint le cortège avec sa sœur et sa cousine. Les trois lycéennes veulent alerter sur le manque de moyens dans les établissements scolaires et au sein de l’Éducation nationale. "On veut juste être prises au sérieux, comme tous les lycéens de France. Si on est vraiment l’avenir du pays, le gouvernement doit nous écouter", affirme-t-elle.
Ces revendications ont accompagné une marche sans itinéraire fixe. Après Jean Macé, les manifestants ont rejoint les secteurs de Garibaldi, de la rue Montesquieu et de la Guillotière. À chaque barrage des CRS ou nouvelle dispersion, les groupes se sont déplacés avant de se reformer quelques rues plus loin. La préfecture a quant à elle qualifié la mobilisation de "cortège sauvage" et justifié ses interventions par la présence de personnes cagoulées, de jets de projectiles et la construction de barricades.
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Le parcours initialement déclaré devait relier Jean Macé à la place Guichard. Mais l’interdiction préfectorale a rendu cet itinéraire impossible. Les organisateurs initiaux ont ainsi indiqué aux autorités qu’ils n’encadraient plus le rassemblement, sans qu’une nouvelle déclaration ne fixe le parcours.
Un face-à-face davantage tendu sur le pont de l’Université
Au fil de l’après-midi, les rassemblements et tensions se sont concentrés entre les 3e et 7e arrondissements. Notamment autour de la Guillotière, de Saxe-Gambetta et des berges du Rhône. Les forces de l’ordre ayant fermé les accès à la Presqu’île, le cortège principal s'est concentré sur la rive gauche du Rhône. Selon la préfecture, la mobilisation, surveillée par un hélicoptère de la gendarmerie, a atteint environ 10 000 personnes à son pic.

Peu avant 17 heures, un important cortège s’est reformé près du square Deperet, dans le 7e arrondissement, face aux forces de l’ordre positionnées sur le pont de l’Université. Les manifestants ont dansé et crié des slogans, dont "ACAB" et "À bas l’État policier". Les CRS ont ensuite tiré des gaz lacrymogènes à plusieurs reprises pour tenter de disperser la foule, mais une grande partie des participants est restée sur place. La situation s’est finalement tendue lorsque des manifestants ont improvisé une barricade et incendié des poubelles à verre. De nouveaux jets de projectiles ont suivi, accompagnés de légères échauffourées avec les forces de l’ordre.
Pour l'heure, 29 interpellations ont été recensées alors que deux cortèges continuent de progresser dans les rues de Lyon. La préfecture ne constate aucune dégradation majeure ni casse en ville, hormis du mobilier urbain.

Emploi massif de gaz lacrymogènes nocifs pour la santé des manifestants, des policiers, des habitants.
Cet emploi décrié par des instances internationales nous montre que les dirigeants actuels sont totalement impuissants face aux problèmes et veulent une fois de plus imposer leur diktat. Pendant ce temps un homme qui, selon les preuves avancées dans médiapart, a tenu des propos antisémites (au fait, ça en est où la procédure de cet homme qui conteste ces preuves ?) a été élu à 99% (normal, il était le seul candidat ! 😀 ) par 68% des militants.
Dos à dos avec les propos antisemites de Mélenchon et de ses proches qui eux ne semblent pas choquer.