L’État souhaite renforcer son accompagnement de l’industrie en Auvergne-Rhône-Alpes, notamment dans l’Ain, où le Parc industriel de la Plaine de l’Ain, à Saint-Vulbas, figure parmi les sites labellisés pour faciliter l’implantation de nouvelles activités.
Première région industrielle de France avec plus de 500 000 emplois dans ce secteur, l’Auvergne-Rhône-Alpes doit faire face à un contexte économique difficile. Pour soutenir les entreprises, l’État souhaite renforcer son accompagnement, et le département de l’Ain n’y échappe pas. Réunis lors d’un comité de l’administration régionale consacré à l’industrie, les préfets de département et les services de l’État ont défini trois axes d’action sous l’impulsion d’Étienne Guyot, préfet de la région.
Le PIPA parmi les sites stratégiques
Parmi les priorités affichées figure l’accompagnement des projets d’investissement industriel. À l’échelle régionale, 7 milliards d’euros de crédits du programme France 2030 ont été mobilisés. L’État a identifié 18 grands projets stratégiques dans la région.
Parmi les sites labellisés de la région figure le Parc industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA), situé à Saint-Vulbas. Il côtoie trois autres sites comme Contifibre SAS, à Saint-Julien-en-Saint-Alban (Ardèche), Givors Industrie et la ZAC Lybertec, à Belleville-en-Beaujolais (Rhône). Ces sites sont destinés à faciliter l’installation de nouvelles activités, tout en prenant en compte les contraintes liées à l’urbanisme, l’environnement et l’aménagement.
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Des recrutements toujours difficiles
Au-delà des investissements, l’État veut faire de l’emploi et des compétences une priorité. Selon les données communiquées par la préfecture, 59% des projets de recrutement dans les 20 principales filières industrielles de la région sont considérés comme difficiles. Pour faire face à ça, les partenaires régionaux de l’emploi et de la formation souhaitent agir sur l’orientation, la formation aux métiers industriels et la reconversion professionnelle pour mieux faire connaître ces métiers aux jeunes.
Dernière priorité, le préfet de région souhaite instaurer un dialogue régulier avec les principales filières industrielles. Un cycle de rencontres doit être organisé pour identifier les difficultés rencontrées par les entreprises et établir des plans d’action adaptés à chaque secteur. "L’industrie régionale dispose d’atouts considérables, mais elle traverse aussi une période de fortes tensions. Notre responsabilité est d’être au plus près des entreprises et des territoires : répondre aux difficultés lorsqu’elles surviennent, mais aussi préparer les investissements, les compétences et les conditions nécessaires au développement industriel de demain", indique Étienne Guyot.
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