Yohann Hebi Daher présente sa première pièce personnelle Tfou Aalik, le château de mon père.
Interprète (entre autres) de la compagnie hip-hop Dyptik, Yohann Hebi Daher, est né en France et a grandi au Liban. Il est depuis toujours posé entre deux cultures qui ne se rejoignent jamais. Apprenant, dit-il, à se tenir les yeux ouverts et à faire du décalage un chemin. Sans le verbe, avec le corps, là où se trouve l’indicible.
Son travail explore les violences invisibles, l’image, et les croyances qui façonnent nos trajectoires.
Il convoque ici l’image du père libanais sacrificiel avec ses différentes personnalités. Un père animé par le désir de tout offrir à sa famille jusqu’à s’effacer lui-même.
Sur la musique de Patrick de Oliveira, nourrie de chants arabes populaires du Moyen-Orient, il recrée un espace de la maison du père avec un tapis, des chaussures, des vêtements et nous invite à y entrer.
Cherchant sa place dans les liens qu’il tisse avec ces objets, il interroge les fragilités masculines et les mythologies familiales, cassant les codes d’une figure paternelle héroïque. Le montrant fou et libéré lorsqu’il danse la dabke (danse folklorique du Moyen-Orient) lors des fêtes et mariages.
Tfou Aalik, le château de mon père -Yohann Hebi Daher – Le 20 octobre au théâtre Astrée de Villeurbanne – theatre-astree.univ-lyon1.fr. Dans le cadre du festival Karavel.
