L'enveloppe de 350 000 euros pour aménager et sécuriser la gare routière de Gerland a été validée en conseil métropolitain ce lundi. L'occasion pour la Métropole de Lyon de réitérer sa volonté de "prendre ses responsabilités" pour faire face à une situation "de plus en plus urgente".
Nouvelle passe d'arme entre la Métropole de Lyon et l'ancienne majorité écologiste. Ce lundi 28 septembre, la collectivité présidée par Véronique Sarselli a officiellement validé l'enveloppe supplémentaire de 350 000 euros annoncée au début du mois pour sécuriser la gare routière internationale de Gerland. La gare routière, qui accueille 180 à 300 autocars chaque jour et près de trois millions de voyageurs chaque année, avait déménagé en janvier dernier depuis Perrache, dans le cadre du réaménagement du centre d’échanges, dont les travaux doivent se poursuivre jusqu’en 2032.
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Mais depuis son ouverture, riverains et commerçants ont signalé plusieurs problèmes de sécurité dans ses abords. Début septembre, le contexte s’est encore tendu avec plusieurs faits divers dans le quartier, dont la mort d’un jeune homme tué à coups de couteau le 1er septembre et la dégradation de la vitrine d’un restaurant quelques jours plus tard. La Métropole avait alors annoncé vouloir intervenir sur les points faibles du site. "Il nous fallait absolument renforcer la sécurité et le confort des usagers" a expliqué Gilles Gascon au cours du conseil métropolitain. "La Métropole prend pleinement ses responsabilités sur ce sujet face à l'urgence de la situation" poursuit le vice-président chargé des mobilités.
"Comment pouvez-vous oser ?"
Les 350 000 euros doivent notamment financer de nouveaux éclairages, la clôture du parking voisin, la sécurisation des cheminements piétons depuis l’avenue Tony-Garnier et une meilleure signalisation. Un accès direct pour les autocars depuis cette avenue doit également être mis en service d’ici fin octobre. Une quinzaine d’abris et des toilettes accessibles 24h/24 sont aussi prévus. Ces travaux s’ajoutent aux 750 000 euros déjà consacrés chaque année à la sécurité de la gare, avec vidéosurveillance et agents présents en continu.
Si Vincent Monot, du groupe Ecologiste et apparentés s'est dit "inquiet du retard pris par l'exécutif sur ce sujet", demandant à la majorité présidée par Véronique Sarselli de "donner un cap" concernant l'avenir de la gare routière, Gilles Gascon n'a pas manqué de reprendre au vol le conseiller métropolitain d'opposition. "Comment pouvez-vous oser ?" s'est emporté le vice-président. "C'est vous-mêmes qui avez pris la décision de déménager la gare lors du précédent mandat et aujourd'hui vous nous accusez de perdre du temps alors que vous nous avez laissé une gare routière dans un état lamentable et qu'il a fallu tout reprendre depuis le départ" a vivement réagi le maire de Saint-Priest.
Si la Métropole précise, comme un mantra, que "des études sont en cours", concernant le point de chute définitif de cette gare routière internationale, elle a confirmé que son emplacement actuel à Gerland était "provisoire". L'ancienne majorité écologiste avait envisagé de la déplacer, à l'horizon 2030, dans le secteur de Parilly. Reste à savoir si Véronique Sarselli se contentera de reprendre le projet laissé par ses prédécesseurs ou si de nouvelles études finiront par dessiner un autre scénario.
