Le Département de l’Isère a lancé le 18 septembre le chantier du nouveau pôle de conservation qui accueillera les collections des musées départementaux.
C’est plus d’un million d’objets et œuvres des collections des musées départementaux qui seront accueillis dans le futur pôle de conservation de Saint-Martin-d'Hères. Le 18 septembre, le Département de l’Isère et son président, Jean-Pierre Barbier, ont lancé le chantier du futur bâtiment, huit ans, jour pour jour, après son annonce. Son ouverture est prévue en 2028.
Tout part d’un constat : 85 % des collections des musées sont aujourd’hui dans des réserves. Or, les réserves actuelles et historiques de huit des onze musées départementaux et du service patrimoine culturel du Département sont aujourd’hui saturées, situées sur des sites différents, n’appartenant pas au Département et ne présentant pas des conditions de conservation adaptées.
Une surface de 9 000 m2
Ce futur bâtiment s’étendra ainsi sur 9 000 m2 de surface de plancher, découpé en 17 réserves, et permettra la conservation des œuvres et objets dans des conditions de températures, d’hygrométrie et de sécurité optimales, permettant de respecter pleinement la réglementation du code du Patrimoine qui s’impose aux musées, souligne le Département de l’Isère dans un communiqué. Spécialiste des musées et des espaces de réserves, le bâtiment est conçu par l’architecte Bernard Desmoulin, qui a notamment signé les réserves du musée Rodin, le centre de conservation et d’étude de Lorraine à Metz, et la refonte du Musée de Cluny, musée national du Moyen-âge, à Paris.
En parallèle, un chantier de transfert des collections nécessitant la participation d’une trentaine d’agents a débuté dès 2022 afin de préparer le déménagement de cette collection. L’ensemble des objets et œuvres a donc été répertorié, tandis que tout a été pensé pour n’apporter ni poussière, ni insecte dans le nouveau bâtiment.
À ce nouveau pôle viendra s’ajouter des ateliers répondant aux attentes actuelles en termes d’ergonomie des postes de travail et de fonctionnalité des locaux. En d’autres termes, il s’agira de permettre le travail des chargés de collection ainsi que de celui de l’équipe technique qui monte les expositions temporaires. Une dizaine d’agents pourront ainsi venir travailler au plus près des collections dans des espaces adaptés. Une autre dizaine d’agents auront, eux aussi, des locaux adaptés pour créer les nouvelles scénographies des expositions temporaires.
Un bâtiment sobre en énergie
Bien que le bâtiment ne soit pas soumis à la RE 2020, sa conception et le choix des matériaux ont été pensés dans une démarche de sobriété énergétique, souligne la collectivité. Le recours à la géothermie sur sondes sèches permettra donc de couvrir 95 % des besoins de chauffage, de climatisation et de déshumidification du pôle de conservation, les panneaux photovoltaïques couvriront quant à eux 99 % du talon de sa consommation électrique.
Le montant total des travaux est estimé à 24 millions d’euros, dont 1,6 million d’euros pris en charge par l’État et 200 000 euros par l’Agence de la transition écologique (ADEME).
Lire aussi : Isère : après l'éboulement de 2024, la concertation publique autour de la RD 1532 lancée ce lundi