Cinq ans de prison, dont trois ferme, et dix ans d'inéligibilité ont été requis ce vendredi 12 juin contre l'ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau.
Cinq ans de prison, dont trois ferme, et dix ans d'inéligibilité ont été requis vendredi en appel contre l'ex-maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau, accusé de chantage à la sextape.
Le réquisitoire est proche de la peine de cinq ans de prison, dont quatre ferme, prononcé en première instance contre l'édile de 53 ans qui a déjà passé deux mois derrière les barreaux cet hiver en exécution provisoire.
Gaël Perdriau clame son innocence
Pour rappel, deux des trois coprévenus de cet ancien édile de 53 ans, qui ont reconnu leur implication, l'accusent d'être le commanditaire de ce "kompromat sexuel" visant l'ancien député Gilles Artigues. Le scandale a été dévoilé par Mediapart en 2022, sept ans après l'enregistrement vidéo, grâce à des révélations de l'un d'eux, Gilles Rossary-Lenglet.
"Je vis un enfer depuis quatre ans", a lâché ce jeudi M. Perdriau, après avoir assuré M. Artigues et sa famille de "sa compassion" pour le piège "sordide" dont il a fait l'objet. "Mais je n'en suis pas à l'origine, je n'en suis pas le commanditaire", a-t-il martelé au troisième jour de ce procès devant la cour d'appel du Rhône à Lyon.
Puis, très combatif, l'ancien maire LR a estimé que sa "présomption d'innocence est bafouée depuis" quatre ans dans ce piège sexuel pour "museler" son premier adjoint UDI, lequel lui avait permis d'être élu en 2014 grâce à une alliance entre leurs deux partis. Le piège aurait été conçu parce que M. Artigues prenait trop d'indépendance et devenait un rival, selon ses coprévenus, ce que conteste M. Perdriau.
Le 5 janvier 2015, dans sa chambre d'hôtel parisienne, son ambitieux adjoint à l'Education, Samy Kéfi-Jérôme, alors pacsé avec M. Rossary-Lenglet, convoque un jeune escort-boy et le filme prodiguant un massage à connotation sexuelle à Gilles Artigues, à leur insu.
