Face au manque de réaction du rectorat, plusieurs lycées de l'Est lyonnais seront en grève le 15 juin, jour de l'épreuve du baccalauréat de philosophie.
Les épreuves du baccalauréat de philosophie ne devraient pas être de tout repos dans les lycées de l'Est lyonnais. Face aux effectifs trop importants des classes annoncés pour la rentrée, les personnels des lycée Robert Doisneau (Vaulx-en Velin), Jacques Brel (Vénissieux), Sembat-Seguin (Vénissieux), Frédérique Faÿs et Pierre Brossolette (Villeurbanne), Camus-Sermenaz (Rillieux- la-Pape), ont décidé de déposer deux préavis de grève.
La première grève aura lieu à partir du lundi 15 juin, jour de l'épreuve du baccalauréat de philosophie. La seconde se tiendra du 1er au 4 septembre prochains, soit au moment de la rentrée des classes. "Si les conditions de rentrée sont inacceptables, nous nous mettrons en grève dès le jour de la rentrée pour une durée indéterminée", indiquent les établissements dans un communiqué. Concernant le baccalauréat de philosophie, des assemblées générales seront convoquées dans chacun des lycées le lundi 15 juin à 7 h 30 pour décider si les surveillances seront assurées ou non.
Une réponse du rectorat "insuffisante"
Cette décision survient après une série de mobilisation et d'audiences avec le rectorat. "Tout au long de cette année scolaire 2025-2026, nous avons alerté le Rectorat par plusieurs courriers sur les difficultés rencontrées dans nos lycées", expliquent les représentants des lycées, membres du collectif pour les Lycées en Éducation Prioritaire du Rhône (CLEP), dans le communiqué.
Jets de fumigènes dans les couloirs, impossibilité de faire cours dans certaines classes, souffrance des personnels... La liste était longue, mais les échanges avec le rectorat semblent pourtant n'avoir rien donné. "Au cours de ces audiences, une seule réponse concrète nous a été apportée : la limitation des 1ère STMG à 29 élèves". Une réponse jugée "très insuffisante" par les personnels. "Pour le lycée Brel cela revient à réduire la première STMG de seulement un élève par classe (...) Les lycées Faÿs et Brossolette sont exclus du dispositif alors qu’ils ont toutes les raisons d’en relever", déplorent-ils.
"Notre institution doit assurer ses missions"
Alors que le rectorat avait demandé aux établissements d'attendre les arbitrages du mois de juin pour le reste des sujets, les personnels l'interpellent à nouveau : "Il est temps d’abonder nos DHG par des ouvertures de classe et des heures destinées à dédoubler les classes et financer l’ensemble des projets." Ils demandent notamment, le classement des lycées de l'Est lyonnais en "éducation prioritaire", la priorisation de ces établissements pour le recrutement de personnel, ou encore, l'ouverture de divisions supplémentaires à plusieurs niveaux et pour plusieurs filières.
"Il n’est pas envisageable de faire la rentrée 2026-2027 dans des conditions aussi dégradées que celles auxquelles nous avons dû faire face cette année", affirment les représentants des différents lycées, avant d'ajouter, "notre institution doit remplir ses deux missions : assurer la santé de ses personnel.le.s et faire réussir les élèves qui lui sont confié-es, notamment ceux et celles qui subissent de plein fouet l’inégalité des chances scolaires."
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