Fabienne Buccio, préfète du Rhône, en discussion avec Roman Abreu, communiquant de Jean-Michel Aulas à Lyon au soir au second tour des Municipales 2026. @PhamWilliam

Affaire Roman Abreu : les socialistes dénoncent le silence d'Aulas et de son entourage

Dans un communiqué, le groupe socialiste à la Ville de Lyon s'indigne face à l'affaire de viol planant sur le communicant de Jean-Michel Aulas, Roman Abreu, et dénonce une communication ayant "primé sur la protection."

Après le maire de Lyon Grégory Doucet, et plusieurs élus de droite, c'est au tour des Socialistes de la Ville de Lyon de prendre la parole concernant l'affaire de viol, planant sur l'ex-communicant de Jean-Michel Aulas, Roman Abreu. Dans un communiqué transmis à la presse ce vendredi 12 juin, le groupe de gauche a tenu à "exprimer son soutien à la victime", avant de dénoncer le comportement de Jean-Michel Aulas et des vice-présidents vis-à-vis de l'affaire.

Pour rappel,  ce mercredi 10 juin, deux mois et demi après le scrutin municipal, nos confrères de BFM Lyon ont révélé que Roman Abreu était visé par une plainte pour viol, déposée par une ancienne membre de l'équipe de campagne du candidat. La jeune femme aurait été abusée par soumission chimique et en aurait fait part à plusieurs membres du groupe, tels que Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, qui ont alors gardé le silence.

"Pendant des mois, la communication a primé sur la protection"

"Nous sommes extrêmement choqués par l'entourage d'un candidat à la mairie de Lyon, informé de faits d'une telle gravité dès le mois de février et qui a choisi de ne rien dire, de ne rien signaler, et de maintenir l'intéressé à ses côtés jusqu'au soir de l'élection", s'indigne le groupe socialiste. Il poursuit : "Les faits relayés par la presse sont graves. Avertis, M. Aulas, Mme Cédat et leurs proches n'ont ni réellement écarté le mis en cause, ni saisi la justice. Pendant des mois, la communication a primé sur la protection".

De leur côté, les élus concernés affirment ne jamais avoir "minimisé les faits" et avoir été "aux côtés de la victimes". Dans une interview accordée au Progrès, Jean-Michel Aulas affirmait même avoir voulu "mettre à la porte" le communiquant, mais l'avoir finalement simplement écarté suite à des menaces de dépôt de plainte. A noter que le candidat aux municipales s'était néanmoins affiché aux côtés du communiquant jusqu'aux dernières heures de la campagne municipale.

"Ce refus pose une question simple"

Alors que Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, refusent de céder à la demande de Véronique Sarselli de se se retirer de l'exécutif métropolitain, les socialistes s'indignent : "Ce refus pose une question simple : peut-on continuer d'exercer de hautes responsabilités à la Métropole, et de présider son propre groupe politique, lorsqu'on se montre incapable du moindre recul face à des faits d'une telle gravité ?."

Dans un climat tendu, alors que l'affaire Lyhanna et l'affaire Patrick Bruel secouent la France, les socialistes rappellent la gravité des faits reprochés :"Cette affaire dépasse une personne ou un camp. Les violences sexuelles et sexistes ne sont pas des accidents isolés : elles prospèrent partout où le silence, la connivence et la peur finissent par protéger les agresseurs plutôt que les victimes."

En parallèle, le communicant continue de nier les faits, évoquant une relation "consentie".

Lire aussi : "Nous n'avons jamais minimisé quoi que ce soit" : sous pression, Jean-Michel Aulas se défend

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