Selon le média spécialisé AEF, Lyon 3 est désormais la dernière université de France en termes de subvention publique par étudiant, avec environ 4 000 euros par étudiant, là où des établissements comparables reçoivent 1 500 euros de plus par élève
Article payant

Les universités lyonnaises au bord de la rupture financière

C’est inédit. Les directions des trois universités lyonnaises tirent la sonnette d’alarme. Entre déficits record et sous-dotation chronique, les universités Jean-Moulin Lyon 3, Lumière Lyon 2 et Claude-Bernard Lyon 1 font face à une impasse budgétaire sans précédent.

L’excellence académique se heurte à un mur budgétaire. Alors que l’attractivité des campus lyonnais ne faiblit pas, leurs indicateurs financiers virent au rouge. Pour la première fois, les budgets des trois universités lyonnaises sont tous en déficit sur l’exercice 2026. Une situation inédite, reflet d’un blocage plus global au niveau national sur le financement des universités françaises, alors que se tiennent début 2026 des assises pour tenter de dénouer la situation. Si l’université Jean-Moulin (28 000 étudiants) dénonce une “inégalité historique” la plaçant au dernier rang national pour la dotation publique par étudiant, sa voisine Lyon 2 (27 317 étudiants) est déjà sous perfusion d’un plan de redressement drastique. Même le géant Lyon 1 (49 000 étudiants), malgré un budget de 540 millions d’euros, a dû voter un budget déficitaire, pour la première fois, afin d’exprimer au gouvernement que “sa politique le place de fait en situation de déficit” selon les mots de Bruno Lina, son président.

Loin d’être une crise conjoncturelle, c’est tout le modèle financier qui serait à revoir selon les présidents d’universités qui dénoncent une logique où l’État imposerait des charges croissantes sans en assurer le financement, épuisant les réserves en fonds propres des institutions. Le constat de Gilles Bonnet, le président de Lyon 3, est sans appel : “On ne peut pas gérer le système académique français sur une photographie qui a trente ans.” Pour Lyon 2 : “Le modèle économique des universités est à bout de souffle.

Qui décide une hausse la paie

Il vous reste 82 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonné
OU
Abonnez-vous

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut