Renaud Payre, ancien directeur de l'établissement (2016-2021) a assuré qu'il fallait "garder des lieux de débats", après que le ministre l'Enseignement supérieur a annoncé que les conférences politiques seraient désormais interdites si elles présentaient "des risques de troubles à l'ordre public".
Après la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, en marge d’une conférence à Sciences Po Lyon en présence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan, le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé chez nos confrères de BFM que les conférences politiques dans les universités seraient désormais interdites si elles présentaient "des risques de troubles à l'ordre public". Et de préciser : "Avec les risques qu’on a aujourd’hui, qui sont maintenant tristement très très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings".
Lire aussi : Mort de Quentin Deranque à Lyon : "Il n'y aura pas d'autres meetings de ce type-là dans les établissements"
"Nous devons garder des lieux de débats"
La responsabilité de la directrice de Sciences Po Lyon, Hélène Surrel, a notamment été évoquée depuis le drame survenu le 12 février, bien que la direction a assuré avoir "tout mis en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens lors de la venue de Rima Hassan" et prévenu les services de l’État. Interrogé ce mardi pour savoir s’il aurait accepté ou non cette conférence, l’ancien directeur de l’établissement et désormais vice-président au logement de la Métropole de Lyon, Renaud Payre (2016-2021), a apporté son soutien à Hélène Surrel. "Je vois bien ce qui est dit sur l’établissement, la directrice a agi, et je crois que j’aurais fait comme elle, parce que nous devons garder des lieux de débats".
Et d’ajouter : "Faisons attention à tout ce qui est dit actuellement. Je crois que l’établissement a joué son rôle d’accompagnement des associations étudiantes (à l’initiative de la conférence : Ndlr), comme il a pu le faire il y a quelques semaines lors de la venue d’un universitaire qui aurait tenu des propos jugés problématiques par les étudiants. Le pluralisme existe dans cette école, il faut le maintenir", a-t-il conclu.

Il faut évidemment garder les lieux de débat mais pas en accueillante les orateurs d'un seul bord. Inviter rima Hassan c'était de la pure provocation. La direction de l'iep c'est engouffrée dedans.