La mosquée Koba sur les pentes de la Croix-Rousse a été la cible de tags dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 février.
Des dégradations que "rien ne peut justifier". Dans la nuit de samedi 14 à dimanche 15 février, la mosquée Koba, située rue Imbert-Colomès sur les pentes de la Croix-Rousse, a été la cible de tags particulièrement insultants et dégradants, réalisés à la peinture rouge et noire. On peut entre autre lire les inscriptions "Pute" ou encore "Haram".
Les mêmes faits avaient déjà été signalés en avril 2024, où l'inscription "Fier d'être un koufar" - "mécréant" en arabe - a été inscrit à la peinture noire. Un mois plus tard, l'inscription islamophobe "Mahomet est un pédophile" avait également été découverte.
"Cela fait quatre fois, en moins de deux ans, que ce lieu de culte de la Croix-Rousse est pris pour cible par des militants d’extrême droite, a réagi le député LFI du Rhône, Abdelkader Lahmar. Ces attaques ne relèvent pas du hasard. Ils traduisent un climat d’islamophobie préoccupant, qui doit être clairement dénoncé et fermement combattu."
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"Les musulmans qui fréquentent cette mosquée ne sont responsables d'aucun trouble. Rien ne peut justifier qu'ils soient ainsi pris pour cible à répétition".
Des actes d'intimidation "inacceptables"
La maire de l'arrondissement concerné, Yasmine Bouagga, a également fermement réagi, dénonçant des actes "d'intimidation inacceptables contre des concitoyens paisibles, pour lesquels nous avons la responsabilité d'assurer la liberté de culte, et la sécurité". "À l'approche du ramadan, nous redoublons de vigilance".
Une enquête a été ouverte.

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