Wes Anderson - À bord du Darjeeling Limited

(Twentieth Century Fox France)
L’an dernier, la revue The Atlantic Monthly avait qualifié Wes Anderson de chef de file du mouvement “quirk”. Ce qui en français se traduirait par une sorte d’esthétique de l’ironie chic, tordante et même un peu tordue. Exemple : introduire dans ses films des reprises de Bowie en portugais (La Vie Aquatique), ou déterrer l’œuvre magistrale du crooner en sous-pull Peter Sarstedt comme gimmick musical d’ À bord du Darjeeling Limited. Dans ce train-movie (et dans son sublime prologue, Hotel Chevalier), la “quirkitude” d’Anderson se déguste sans retenue sur les pas du trio Brody-Schwartzmann-Wilson, à la recherche d’une mère indigne retranchée en Inde. Et une fois de plus, le cinéaste érige la bizarrerie douce-amère de son univers obsessionnel au rang de grand art.

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