Lundi 18 mai : Jouer rend parano

Du 10 au 31 mai, notre tueur à gage ne devra pas oublier sa double responsabilité : tuer et éviter d'être tué.

Par un beau jour du mois de mai, tous les oiseaux gazouillent, et les fenêtres de mon appartement laissent entrer un brin de lumière réchauffant, en attente des beaux jours d'été. Un moment de volupté bien apprécié, mon verre de grenadine-banane-kiwi à l'eau dans une main. Mais c'était sans compter sur une dépression météorologique annoncée.

La tornade Cheese s'est abattue dans mon appartement

Déjà, Cheese rentre chez moi sans frapper, et se retourne sur lui même pour fermer à double tour la porte d'entrée. A peine un coup d'œil sur ma personne qu'il se jette sur les fenêtres pour fermer les volets. Mon rayon de soleil vivifiant s'est fait la malle, remplacé par la lumière artificielle de mes abat-jour. Il attrape la télécommande et coupe le son de ma télévision. Un dernier aller-retour à ma porte pour aller regarder dans l'œil de bœuf que personne ne l'a suivit, et il vient enfin s'asseoir à coté de moi. L'oeil hagard mais alerte, Cheese est exténué. Il a perdu la notion du temps, et mange de temps en temps. J'ouvre son sac pour chercher les journaux gratuits. Je ne m'attendais pas à trouver l'artillerie de Rambo. Trois pistolets à eau, une bouteille d'eau comme réserve et 150 ballons de baudruches tout juste achetés composent son armement. De quoi décimer toute la population de Street Wars. En parlant un peu avec Cheese, il me raconte comment son quotidien s'est transformé. Marcher dans la rue devient le parcours du combattant, et sortir de chez soi relève du plan Orsec. En écoutant ça, je me dis que se faire éliminer au début, c'était pas plus mal. Au moins, je ne me lève pas tout les matins dans l'angoisse de me faire éliminer. Les joueurs de Street Wars vivent-ils tous la même galère ? Le jeu prend-il le dessus sur tout ? Mon frigo fait un bruit étrange, et Cheese se raidit. Il ne parle plus et me regarde légèrement anxieux. " Bon allez, détend toi, un frigo tueur, on a encore jamais vu ça ".

Retrouvez le dossier 'Journal d'un tueur à gages'

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