En Bref - Drogues aux volants, vers plus de contrôle

Plus de 50 000 tests salivaires pour dépister la conduite sous emprise de stupéfiant ont été distribués aux forces de l'ordre. Se présentant sous la forme d'un bâtonnet à appliquer sur la langue, ils permettent de savoir si un conducteur a consommé du cannabis, des amphétamines, de la cocaïne ou des opiacés. Cependant ces tests ne peuvent déterminer quand a eu lieu la prise de stupéfiant et reste peu fiable en matière de cannabis. Dans cette situation, les policiers s'en tiendront encore à la bonne vieille prise de sang et les problèmes qu'elle soulève. Si un automobiliste fume un joint à 18h, il sera quand même considéré comme positif le lendemain à 16h. Que se passe-t-il en cas de contrôle ? Nous avons contacté la Direction Départementale de la Sécurité Publique qui nous a rappelé que dans tous les cas, les stupéfiants étaient interdits. Un conducteur, même s'il n'était plus sous l’effet d’une quelconque drogue peut être condamné pour usage. Dans ce cas, c'est au juge de trancher au cas par cas. Ceux qui demandent la dépénalisation du cannabis vont devoir encore attendre, les tests jouent contre eux et rien n’est prêt de changer. À savoir : La conduite sous l'emprise de stupéfiants est passible de deux ans de prison, 4500 euros d'amende, et d’un retrait de six points. Si elle est accompagnée d'une alcoolémie supérieure à 0,5 gramme, les peines sont portées à 3 ans et 9000 euros d'amende.

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